, , , , , , , Utilisation de l’API CEE4RAGE (Register Activation Group Exit Procedure)

Sur IBM i, les groups d’activation sont au cœur de l’architecture ILE. Ils permettent de mutualiser efficacement les ressources tout en offrant un cadre d’exécution structuré et performant.

Dans la majorité des cas, le mécanisme de nettoyage automatique fourni par le système suffit largement. Mais dès que l’on travaille avec des service programs persistants, des ressources externes ou des APIs dont le cycle de vie dépasse un simple appel de programme, il devient nécessaire de reprendre la main.

C’est précisément là qu’intervient l’API CEE4RAGE.

CEE4RAGE signifie Register Activation Group Exit Procedure.

Son rôle est très simple mais fondamental : elle permet d’enregistrer une procédure qui sera appelée automatiquement lorsque l’activation group est détruit. Cette procédure est exécutée après les exit procedures des langages de haut niveau, mais avant le nettoyage final effectué par le système. On peut la voir comme un équivalent conceptuel d’un destructeur dans les langages orientés objet.

En effet, certains « nettoyages » ne peuvent pas, ou ne doivent pas, être laissés au seul mécanisme système. Certains composants nécessitent une fermeture explicite : mémoire allouée dynamiquement, connexions réseau persistantes, APIs externes, sockets, workers auxiliaires ou encore structures partagées. CEE4RAGE garantit que votre code de nettoyage sera exécuté quelle que soit la manière dont l’activation group se termine : retour normal, reclaim, exception ou même ENDJOB.

Le besoin dépend clairement du code ILE produit.

Usage

Un cas d’usage très courant concerne les service programs persistants. Lorsqu’un service program est chargé dans un activation group nommé ou avec *ACTGRP(CALLER), il peut rester actif longtemps, parfois pendant toute la durée de vie d’un job interactif. Dans ce contexte, il est essentiel de disposer d’un point fiable pour libérer proprement les ressources lorsque l’activation group disparaît enfin. CEE4RAGE fournit exactement ce point d’ancrage.

Une approche éprouvée consiste à mettre en place un pattern « constructeur / destructeur ». L’idée est simple : initialiser les ressources lors du premier appel effectif au service program, puis enregistrer une exit procedure via CEE4RAGE pour garantir le nettoyage automatique à la fin de l’activation group.

Exemple

Voyons maintenant un exemple concret en RPGLE free format, typique d’un service program.

Le service program est défini sans programme principal, hors DFTACTGRP, et dans un activation group persistant :

**free
ctl-opt nomain
        dftactgrp(*no)
        actgrp('MYACTGRP');

On commence par définir quelques variables globales servant à contrôler l’état d’initialisation et à représenter une ressource persistante :

dcl-s Initialized     ind inz(*off);
dcl-s ResourceHandle  int(10);

Ensuite, on déclare le prototype de l’API CEE4RAGE :

dcl-pr CEE4RAGE extproc('CEE4RAGE');
   procedure pointer(*proc) const;
   feedback  char(12) options(*omit);
end-pr;

Le cœur du pattern repose sur une procédure d’initialisation, appelée systématiquement par les procédures métier exportées, mais dont le contenu réel ne s’exécute qu’une seule fois :

dcl-proc InzSrvPgm;

   if Initialized;
      return;
   endif;

   // Initialisation des ressources (exemple simulé)
   ResourceHandle = 12345;

   // Enregistrement de l'activation group exit procedure
   CEE4RAGE(%paddr(EndSrvPgm): *omit);

   Initialized = *on;

end-proc;

Cette procédure effectue trois choses essentielles :

  1. elle initialise les ressources
  2. enregistre l’exit procedure
  3. mémorise le fait que l’initialisation est désormais réalisée

La procédure de terminaison, elle, sera appelée automatiquement par le système lorsque l’activation group prendra fin. Elle doit impérativement être exportée et respecter la signature attendue par l’ILE :

dcl-proc EndSrvPgm export;

   dcl-pi *n;
      agMark    uns(10) const;
      reason    uns(10) const;
      result    uns(10) ;
      userRC    uns(10) ;
   end-pi;

   if Initialized;
      // Nettoyage explicite des ressources
      // fermeture de fichiers
      // libération mémoire
      // arrêt d’APIs persistantes
      ResourceHandle = 0;
      Initialized = *off;
   endif;

end-proc;

Enfin, toutes les procédures métier exportées commencent par appeler la procédure d’initialisation. Cela garantit que l’environnement est prêt avant toute logique fonctionnelle :

dcl-proc DoSomething export;

   dcl-pi *n;
      value int(10);
   end-pi;

   InzSrvPgm();

   return ;

end-proc;

Paramètres de la procédure d’exit

Une procédure d’exit d’activation group repose sur une interface composée de quatre paramètres standards, transmis automatiquement par le runtime lors de la terminaison de l’activation group :

  • agMark, correspond au marqueur interne de l’activation group. Il s’agit d’un identifiant numérique unique dans le job, principalement utile à des fins diagnostiques ou pour des scénarios avancés impliquant plusieurs activation groups simultanés. Dans la majorité des cas, ce paramètre est simplement ignoré, mais il permet théoriquement de corréler une terminaison précise à un contexte donné.
  • reason, indique la raison de la fin de l’activation group : retour normal, reclaim, fin de job, exception non interceptée, etc. Ce code est particulièrement précieux pour adapter le comportement du cleanup, par exemple en évitant certaines opérations coûteuses lors d’une fin brutale.
  • result et userRC, sont des champs en entrée/sortie permettant respectivement au système et au programme de communiquer un code de résultat et une information spécifique utilisateur. En pratique, ils sont rarement exploités, mais ils offrent un mécanisme de retour standardisé permettant à une exit procedure de signaler son état ou d’influencer légèrement le déroulement du traitement global. L’ensemble de ces paramètres est optionnel côté RPG, ce qui explique l’usage fréquent de options(*nopass) ; toutefois, leur présence formalise le contrat entre le runtime ILE et la procédure d’exit, et rappelle que cette dernière s’exécute dans un contexte très particulier, où la logique doit être minimale, robuste et parfaitement maîtrisée.

Multiples procédures

Dans certains cas plus avancés, il peut être tout à fait légitime d’enregistrer plusieurs procédures d’exit pour un même activation group.

CEE4RAGE ne limite ni le nombre de procédures enregistrées, ni leur nature : chaque appel ajoute une entrée dans la pile des exit procedures, qui seront exécutées dans l’ordre inverse de leur enregistrement lors de la fin de l’activation group.

Cette capacité est particulièrement utile lorsque plusieurs composants indépendants partagent le même activation group : chaque service program peut alors enregistrer sa propre procédure de nettoyage, sans dépendre d’un point centralisé.

Il est cependant essentiel de concevoir ces exit procedures comme autonomes, simples et robustes, car une défaillance dans l’une d’elles empêche l’exécution des suivantes. Dans ce contexte, l’ordre d’enregistrement devient un véritable élément d’architecture : on veillera par exemple à enregistrer en dernier les procédures critiques, ou à utiliser une procédure « chef d’orchestre » qui appelle explicitement plusieurs routines de cleanup internes.

L’utilisation de procédures d’exit multiples est donc un mécanisme puissant, mais qui impose une discipline stricte : absence d’effets de bord, opérations idempotentes, et compréhension claire du cycle de vie global de l’activation group.

Conclusion

Ce pattern est robuste, simple et parfaitement aligné avec les mécanismes de l’ILE.

Il fonctionne aussi bien en batch qu’en interactif, résiste aux fins de job brutales et assure un comportement prévisible dans les architectures persistantes. Il est particulièrement adapté aux environnements modernisés où des composants RPG sont exposés comme briques partagées, parfois appelées par des couches Java, C ou web.

Il convient toutefois de garder quelques points en tête. CEE4RAGE n’est jamais appelée tant que l’activation group reste actif ; si celui-ci est volontairement maintenu pendant toute la durée du job, le nettoyage n’aura lieu qu’à la toute fin. De plus, si une exit procedure échoue, les suivantes ne seront pas exécutées. Il est donc essentiel d’y écrire un code simple, robuste et sans dépendances fragiles.

En conclusion, CEE4RAGE est une API discrète mais fondamentale. Elle ne sert pas à gérer des erreurs ni à intercepter des messages système ; elle sert à maîtriser la fin de vie d’un activation group.

Dès que l’on conçoit des service programs persistants et que l’on vise une architecture propre et professionnelle sur IBM i, CEE4RAGE devrait faire partie des outils de base de tout concepteur ILE.

Nous continuerons dans les prochains articles avec les APIs liées à l’ILE : https://www.ibm.com/docs/en/i/7.6.0?topic=ssw_ibm_i_76/apis/ile2a1TOC.html

Références :

Register Activation Group Exit Procedure (CEE4RAGE) API

Suite de notre premier article sur IWS 3.0, cf https://www.gaia.fr/open-api-avec-iws-3-0/

IWS (Integrated Web Services) 3.0

En novembre 2025, IBM a introduit la version 3.0 de IWS. La version précédente était 2.6, elle-même remplaçant la 1.5.

Les principales nouveautés :

  • Stack technique basée sur Jakarta EE au lieu de Java EE
  • Integration de openapi

openapi

Par défaut, l’interface openapi est disponible à cette URL : http[s]://{system}:{port}/openapi/ui/

Où :

  • system : votre partition
  • port : correspondant à l’instance IWS pour laquelle vous souhiatez afficher les services

openapi est un standard de facto dans la conception des APIs REST : OpenAPI Initiative – The OpenAPI Initiative provides an open source, technical community, within which industry participants may easily contribute to building a vendor-neutral, portable and an open specification for providing technical metadata for REST APIs – the “OpenAPI Specification” (OAS).

C’est en réalité l’évolution du Swagger qui permet de décrire les web services et leurs interfaces. L’interface produit désormais une page, personnalisable, epxosant la description des services, et permettant leur test !

Modifications de l’interface

Lors de la création d’une instance IWS :

Les propriétés openapi ne sont pas affichables ou modifiables par l’interface, mais pas fichier de configuration et commande shell.

Remarque : seuls les services démarrés apparraissent dans l’interface openapi.

Tester un service REST

Puis indiquez vos valeurs de paramètres :

Des options sont disponibles pour les situations plus avancées (authentification basique etc …)

Modifications des commandes shell

Depuis la documentation IBM, création d’un fichier :

#server.iws.gen.httpport=52000  
#server.iws.gen.httpsport=52499  
#server.iws.gen.adminport=52005  
#server.iws.gen.contextroot=/api   
#server.iws.gen.defaultkeystore=*NONE  
#server.iws.gen.defaultkeystorepassword= 
#server.iws.gen.verifyhostname=false   
#server.iws.gen.trace=none   

# Following are OpenAPI properties - IWS 3.0 only properties
server.iws.openapi.enable=true
server.iws.openapi.docpath=/openapi
server.iws.openapi.contactemail=nathanael.bonnet@gaia.fr
server.iws.openapi.contactname=Nathanael
server.iws.openapi.contacturl=http://www.gaia.fr/contact
server.iws.openapi.description=Description : test NB pour IWS 3.0
server.iws.openapi.licensename=License Gaia 2.0 
server.iws.openapi.licenseurl=https://www.gaia.fr/license
server.iws.openapi.summary=Summary : test NB pour openAPI
server.iws.openapi.termsofservice=https://www.gaia.fr/terms
server.iws.openapi.title=Titres : APIs for IWS 3.0
server.iws.openapi.version=9.8.7
server.iws.openapi.excludelist=ConvertTemp_rest

Vous pouvez ensuite demander la mise à jour des propriétés de l’instance :

qsh
cd /qibm/proddata/os/webservices/bin
setWebServicesServerProperties.sh -server 'vsc_sndbox' -propertiesFile '/www/vsc_sndbox/conf/server.properties'

Affiche :

IWS00106I - Command completed successfully.  Restart of web service or server may be required for changes to take affect.

Après redémarrage de votre instance, accès à http[s]//…./openapi/ui :

Remarque : il est aujourd’hui impossible de générer un fichier de configuration pour un serveur existant.

Les différentes propriétés :

server.xml

La commande sss.sh met à jour les propriétés openapi dans le fichier \www\instance\wlp\usr\servers\instance\server.xml

Migration des instances en version 2.6

Vous pouvez migrer une instance par la commande /qibm/proddata/os/webservices/bin/

stopWebServicesServer.sh -server 'demo26'

updateWebServicesServer.sh -server 'demo26' -version '*CURRENT'

startWebServicesServer.sh -server 'demo26'

Si IWS 3.0 est disponible sur votre système (version et group PTF à partir de 7.4), l’instance est migrée, ainsi que les différents services.

Le serveur doit être préalablement arrêté.

Exemple de sortie de la commande updateWebServicesServer.sh :

Vous pouvez également demander la migration de services, principalement dans le cas où le serveur a été migré avec des services en erreur :

updateWebServices.sh -server 'demo26' -serviceList 'ConvertTemp_Soap' -printErrorDetails

Références

Introducing IWS 3.0

Enhancements to setWebServicesServerProperties.sh Qshell command

, Envoyer des objets d’une partition à une autre

Vous devez envoyer des objets d’une machine à une autre, par exemple mise en production d’un programme ou d’un ensembles d’objets ayants un lien entre eux

Vous avez la possibité graphique par ACS « système de fichier » de copier et coller

Mais si vous voulez faire du batch pour envoyer la nuit

par exemple :
refresh base de test dans la nuit ou mise en production d’un ensemble d’objets suite à modification

Vous devrez plutôt faire du FTP (Développement à faire n’est pas en batch par défaut ) , vous trouverez des exemples sur internet

ou mieux utiliser les commande SAVRSTXXX que vous connaissez tous

C’est le logiciel Object CONNECT

Mais souvent ca ne fonctionne pas bien, il y a du paramétrage a faire

Il est utilisable avec une configuration IP depuis la V7R5 ou V7R4 par PTF
Vous devrez configurer un certificat sur votre serveur et l’échanger avec votre partition cliente

Ce n’est pas le sujet ici

Sinon vous pouvez passer en SNA (c’est moins sécuriser , à utiliser sur du lan ou du lan interne à votre POWER)

Vous devrez créer une configuration SNA basé sur *HPRIP

Vous retrouverez ici la procédure de création de la configuration nécessaire

https://github.com/Plberthoin/exemples/tree/master/CRTCFGSNA

Remarque :


Attention l’IBMi garantie la comptabilité ascendante des objets
pour une compatibilité descendante , vous devez compiler l’objet dans la version voulue sur le système source,
pas plus de 2 versions d’écart c’est le paramètre TGTRLS() de vos commandes de génération

SNA, n’est pas le sens de l’histoire, mais la simplicité justifie parfois l’entorse
Vous n’avez pas besoin d’être inscrit à la directory SNA pour utiliser les commande SAVRSTxx
vous n’avez pas à démarrer SNADS

liens à connaitre :

Setting up your system to use ObjectConnect – IBM Documentation

Transferring objects with ObjectConnect and Enterprise Extender – BlogFaq400

Configuration of Objectconnect

Les DSPF et VSCode

Un des derniers manque dans Vscode, c’est la gestion des écrans 5250 ou DSPF, vous avez screen designer dans RDI et SDA en natif 5250.

Même si on sait que l’interface « noir et vert » n’est pas l’avenir, beaucoup de sociétés ont des centaines d’écrans à maintenir
et on ne pourra pas tout modifier d’un coup.

Avec l’abandon de SDA en V7R6 et la perte de vitesse de RDI au profit de VSCode, il est donc important de voir ce qui s’y passe

Nous avons remarqué 2 projets qui peuvent vous aider.

Le premier « Display file DDS edit » de Christian Larsen

https://marketplace.visualstudio.com/items?itemName=ChristianLarsen.dspf-edit

Il permet de gérer les mots clés à mettre dans vos écrans, il est simple et efficace et avec La vue preview vous pouvez voir la présentation

Le deuxième « DSPF Designer » de Christian Jesús Ballestero

https://marketplace.visualstudio.com/items?itemName=Balrocj.dspf-designer

Ce projet très ambitieux, il permet d’éditer un écran en mode drag and drop.
il est intuitif et très facile d’utilisation.
il est très prometteur , pour l’instant, il ne gère pas les REFFLD et les sous fichiers (pas de surprise c’est dans la doc)

Remarque, l’application n’est pas certifiée

Conclusion :

Ca bouge , n’hésitez pas à télécharger et tester, il y aura certainement d’autres projets qui apparaitront

Enumération typée

Depuis décembre 2025, le compilateur RPG permet la déclaration d’une énumération typée, ainsi que de variables de même type que l’énumération.

Prérequis

Avoir les PTFs :

7.5:

  • ILE RPG compiler: 5770WDS SJ08375

7.6:

  • ILE RPG compiler: 5770WDS SJ08384
  • ILE RPG compiler, TGTRLS(V7R5M0): 5770WDS SJ08394

Syntaxe

Par exemple :

Il faut indiquer le type précis de l’énumération, ici CHAR(3). Les valeurs des constantes énumérées doivent correspondre au type.

DFT indique une valeur par défaut : 1 et 1 seule, facultatif.

Il est impossible de définir une énumération comme une autre énumération :

Par contre, vous pouvez définir des variables comme une énumération typée :

Quelques règles

  • une valeur par défaut supportée par énumération
  • initialisation des variables ou zone de DS par une valeur de l’énumération :
    • dcl-s myCall1 like(CALL_TYPE) inz(CALL_TYPE.DISPLAY) : OK
    • dcl-s myCall2 like(CALL_TYPE) inz('DSP') : Erreur, même si la valeur existe dans l’énumération
  • si inz est indiqué sans valeur, la valeur par défaut de l’énumération est utilisée
  • de même pour l’affectation d’une nouvelle valeur, doit se faire via l’énumération, quelque soit le type de valeur :
    • myCall1 = CALL_TYPE.UPDATE : OK
    • myCall1 = 'UPD' oumyCall1 = ('U' + 'PD') : Erreur
  • Les fonctions %hival et %loval fonctionnent
  • Contrairement à*hival et*loval

En tant que tableau ou liste

Il est possible d’utiliser une énumération partout où un tableau est utilisable, sauf avec :

  • SORTA
  • %elem
  • %lookup
  • %subarr

Par exemple en tant que liste :

Domaine de validité

Seules les valeur de l’énumération sont utilisables, toute autre valeur provoque une erreur de compilation.

Toutefois, il est possible de contourner ce fonctionnement.

Pour les variables de type numérique, les calculs sont autorisés :

En passant avec un pointeur :

En paramètre de procédure

Cela permet d’indiquer explicitement les valeurs autorisés pour les paramètres définis comme une énumération :

  • la valeur de retour est définie parlike(ERROR) et ne pourra avoir que les valeurs définies
  • le paramètre p_callType est défini parlike(CALL_TYPE) pour lequel les valeurs sont également définies

C’est beaucoup plus pertinent qu’un commentaire, le compilateur effetuant le contrôle.

Précompilateur SQL

Les valeurs énumérées sont reconnues en tant que constantes, et les variables définies depuis une énumération sont utilisables :

Par contre, l’affectation d’une valeur non énumérée est possible :

L’utilisation en tant que liste de valeurs dans un IN SQL n’est pas supportée :

option de compilation CCSID(*EXACT)

Si votre énumération est définie en CHAR ou VARCHAR et contient des valeurs non définies par des constantes hexadécimales, c’est à dire la plupart des cas, vous devez indiquer ctl-opt ccsid(*exact).

C’est une obligation afin que le compilateur ne fasse pas de supposition incorrecte sur le CCSID des littéraux pour comparaison avec les variables de vos programmes. Aucune conversion implicite n’est effectuée et cela évote les incohérences que l’on peut avoir, particulièrement avec des fichiers source dans l’IFS, généralement encodés en UTF-8.

Références

https://www.ibm.com/docs/en/i/7.6.0?topic=enumerations-typed

https://www.ibm.com/support/pages/rpg-cafe

https://ibm.biz/rpgcafe_fall_2025_fld_like_enum

https://www.ibm.com/docs/en/i/7.6.0?topic=keyword-ccsidexact

Test Basic IA et RPGLE

On attend beaucoup de BOB, mais que font les autres IA aujourd’hui, par exemple sur du RPGLE sur IBMi

j’ai décider de faire un petit challenge Gemini, Coplilot, ChatGPT, Grok

J’ai volontairement fait 3 erreurs dans mon code
w_bool non déclaré
endif manquant
fin de programme manquante

*free ctl-opt DFTACTGRP(NO) ;
dcl-s texte char(10 ) ;
dcl-s bool ind ;
// ecriture
if w_bool ;
texte = 'Texte' ;
dsply ('texte ' + texte) ;

Je n’ai pas fourni de contexte
je n’ai pas fourni le résultat de compilation
je n’ai aucun abonnement, j’ai utilisé une version grand public pour les 3 IA

Voici mon prompt, il est volontairement très basic

« Ce programme ne compile pas, SVP, peux tu m’indiquer ou est le probléme « 

*free ctl-opt DFTACTGRP(NO) ;
dcl-s texte char(10 ) ;
dcl-s bool ind ;
// ecriture
if w_bool ;
texte = ‘Texte’ ;
dsply (‘texte ‘ + texte) ;

Je n’ai pas mis l’analyse que les IA ont rendues qui étaient pertinentes dans les 3 cas

Voici le résultat quelles ont produit

Gemini

Il a ajouter un return

*free ctl-opt DFTACTGRP(NO);

dcl-s texte char(10);
dcl-s bool ind;

// Initialisation (pour le test)
bool = *on;

if bool; // Utilisation du bon nom de variable
texte = 'Texte';
dsply ('texte ' + texte);
endif; // Ne pas oublier de fermer le IF
*inlr = *on;
return;

Chatgpt

*free ctl-opt dftactgrp(no);

dcl-s texte char(10);
dcl-s bool ind inz(*on);

// écriture
if bool;
texte = 'Texte';
dsply ('texte ' + texte);
endif;

*inlr = *on;

Copilot

*free ctl-opt dftactgrp(no);

dcl-s texte char(10);
dcl-s bool ind;

// ecriture
if bool;
texte = 'Texte';
dsply ('texte ' + texte);
endif;

*inlr = *on;
return;

Grok

un %char sur le texte qui ne sert à rien

**free
ctl-opt                      
  dftactgrp(*no) ;             
dcl-s texte   char(10) ;       
dcl-s bool    ind    ;         
// Initialisation
bool = *on ;                   // ← Ajout nécessaire !
// Ecriture                   
if bool ;                     
  texte = 'Texte' ;            
  dsply ('texte  ' + %char(texte)) ;
endif ;
*inlr = *on ;

Conclusion :

Les 4 IA ont produit un code qui compile, et une analyse pertinente
Avec de IA entrainées et spécialisées, on doit pouvoir faire des choses étonnantes

BOM signifie Byte Order Mark
👉 en français : marque d’ordre des octets

C’est une séquence d’octets placée au tout début d’un fichier texte pour indiquer :

l’encodage du fichier

parfois l’ordre des octets (endianness)

📌 À quoi sert un BOM ?
1️⃣ Identifier l’encodage

Quand un logiciel ouvre un fichier, le BOM lui dit :

« Ce fichier est en UTF-8 / UTF-16 / UTF-32 »

Sans BOM, certains outils devinent l’encodage… et se trompent.

2️⃣ Indiquer l’ordre des octets (UTF-16 / UTF-32)

Pour les encodages multi-octets :

Little Endian

Big Endian

Le BOM permet de savoir dans quel ordre lire les octets.

Sur L’IBMi on l’utilisera pour échanger un fichier UTF8 avec un autre système que le réclame, ou à l’inverse il faudra l’enlever sur un fichier recu !

Voici 2 procédures pour vous aider et une requête

Une requête pour afficher le BOM sur un fichier IFS

WITH FICHIER AS (
    SELECT DATA
    FROM TABLE (
        QSYS2.IFS_READ_BINARY('/tmp/test.txt')
    )
)
SELECT
    HEX(SUBSTR(DATA, 1, 4))      AS BOM_HEXA,
    CASE
        WHEN SUBSTR(DATA, 1, 3) = X'EFBBBF'
            THEN 'UTF-8 avec BOM'
        WHEN SUBSTR(DATA, 1, 2) = X'FFFE'
            THEN 'UTF-16 Little Endian'
        WHEN SUBSTR(DATA, 1, 2) = X'FEFF'
            THEN 'UTF-16 Big Endian'
        WHEN SUBSTR(DATA, 1, 4) = X'FFFE0000'
            THEN 'UTF-32 Little Endian'
        WHEN SUBSTR(DATA, 1, 4) = X'0000FEFF'
            THEN 'UTF-32 Big Endian'
        ELSE
            'Aucun BOM détecté (UTF-8 sans BOM probable)'
    END AS ENCODAGE_DETECTE
FROM FICHIER;

Une procédure pour ajouter un BOM sur un fichier à envoyer

CREATE OR REPLACE PROCEDURE AJOUTER_BOM (
IN p_path VARCHAR(1024) CCSID 1208,
IN p_bom VARCHAR(10)
)
LANGUAGE SQL
BEGIN
DECLARE v_data BLOB(10M);
DECLARE v_new_data BLOB(10M);
DECLARE v_bom BLOB(4);-- Déterminer le BOM à ajouter
SET v_bom =
    CASE UPPER(p_bom)
        WHEN 'UTF8'     THEN X'EFBBBF'
        WHEN 'UTF16LE'  THEN X'FFFE'
        WHEN 'UTF16BE'  THEN X'FEFF'
        ELSE NULL
    END;

IF v_bom IS NULL THEN
    SIGNAL SQLSTATE '38001'
        SET MESSAGE_TEXT = 'BOM non reconnu (UTF8, UTF16LE, UTF16BE)';
END IF;

-- Lire le fichier
SELECT DATA
  INTO v_data
  FROM TABLE (
    QSYS2.IFS_READ_BINARY(p_path)
  );

-- Vérifier si le BOM est déjà présent
IF SUBSTR(v_data, 1, LENGTH(v_bom)) <> v_bom THEN
    SET v_new_data = v_bom || v_data;

    -- Réécriture du fichier avec BOM
    CALL QSYS2.IFS_WRITE_BINARY(
        PATH_NAME => p_path,
        DATA      => v_new_data,
        REPLACE   => 1
    );
END IF;
END;

Une procédure pour enlever le BOM

CREATE OR REPLACE PROCEDURE SUPPRIMER_BOM (
IN p_path VARCHAR(1024) CCSID 1208,
IN p_bom VARCHAR(10)
)
LANGUAGE SQL
BEGIN
DECLARE v_data BLOB(10M);
DECLARE v_bom BLOB(4);
DECLARE v_len INTEGER;-- Déterminer le BOM à supprimer
SET v_bom =
    CASE UPPER(p_bom)
        WHEN 'UTF8'     THEN X'EFBBBF'
        WHEN 'UTF16LE'  THEN X'FFFE'
        WHEN 'UTF16BE'  THEN X'FEFF'
        WHEN 'UTF32LE'  THEN X'FFFE0000'
        WHEN 'UTF32BE'  THEN X'0000FEFF'
        ELSE NULL
    END;

IF v_bom IS NULL THEN
    SIGNAL SQLSTATE '38001'
        SET MESSAGE_TEXT =
          'BOM non reconnu (UTF8, UTF16LE, UTF16BE, UTF32LE, UTF32BE)';
END IF;

SET v_len = LENGTH(v_bom);

-- Lire le fichier
SELECT DATA
  INTO v_data
  FROM TABLE (
    QSYS2.IFS_READ_BINARY(p_path)
  );

-- Vérifier et supprimer le BOM demandé
IF SUBSTR(v_data, 1, v_len) = v_bom THEN
    SET v_data = SUBSTR(v_data, v_len + 1);

    -- Réécrire le fichier sans BOM
    CALL QSYS2.IFS_WRITE_BINARY(
        PATH_NAME => p_path,
        DATA      => v_data,
        REPLACE   => 1
    );
END IF;
END;

Conclusion

Sur IBMi ca ne sert à rien le CCSID donne cette information

Pour en savoir plus Indicateur d’ordre des octets — Wikipédia

En novembre 2025, IBM a fait évoluer IWS de la version 2.6 à la version 3.0

Outre le passage à Jakarta EE au lieu de Java EE, la principale nouveauté concerne l’intégration de d’open api.

Création d’une instance

La version de l’instance est affichée :

Open api

Une fois l’instance créée, vous avez désormais accès à l’interface open api :

http[s]://instance:port/openapi/ui

L’interface présente l’ensemble des services déployés dans le serveur, avec les routes (opérations).

Vous avez également la possibilité de tester les services en direct :

L’outil affiche les syntaxes curl correspondantes !

Evidemment, seuls les services REST sont affichés dans l’interface openapi.

Vous pouvez personnaliser certains attributs openapi via la commande setWebServicesServerProperties et un fichier de configuration à fournir.

Migration des instances

Toutjours par script shell (dans /QIBM/ProdData/OS/WebServices/bin), vous pouvez migrer vos instances IWS 2.6 en 3.0 :

updateWebServicesServer.sh -server instance -version *CURRENT

Lors de l’opération :

  • Les serveur est migré en 3.0
  • Les services sont convertis

en cas d’erreur, vous pouvez lancer la conversion de services par updateWebServices.sh.

Dans nos différents tests, nous n’avons pas observé de modification de comportement des services migrés.

Par contre, nous observons, pour l’instant, des erreurs de conversion pour les services SOAP.

Voir la documentation : https://www.ibm.com/support/pages/node/7248102

, , Comprendre l’impact du CCSID de votre source

Vous avez vos sources coté IBMi qui sont le plus souvent stockés dans des fichiers sources QRPGLESRC et le CCSID est à 1147 (je reviens pas sur les dangers du 65635)

Vous décidez de placer, vos sources dans l’IFS et vous décidez d’adopter un (CCSID UTF-8 recommandé) ,voir Windows 1252.

C’est le sens de l’histoire pour giter par exemple

Le CCSID du source a un impact sur les constantes de votre programme RPGLE, à la compilation on va voir un exemple :

Les constantes étant basées sur le CCSID du source par défaut

Voici un programme

**free                                                                 
ctl-opt dftactgrp(*no)                                                 
  //    ccsid(*exact)    // << clé : figer au CCSID de                   
  ;                                                                    
dcl-c titre 'Tarif semaine dès 4 jours ?  ' ;   // Constante           
dcl-s mots char(06) dim(3) ctdata perrcd(1);    // tableau chargé à la 
dcl-ds ds_texte    ;                            // tableau de constante
      *N Char(06) Inz('école' ) ;       //                             
      *N Char(06) Inz('garçon') ;       //                             
      *N Char(06) Inz('café ' ) ;       //                             
      texte   char(06) dim(3) pos(1) ;                                 
end-ds;                                                                
dcl-s i     int(10);                                                   
// Affichage Résultat                                                  
dsply ('Constante : ' + titre);                                        
for i = 1 to %elem(texte) ;                                            
  dsply ('Texte    : ' + texte(i));                                    
endfor; 
for i = 1 to %elem(mots);                     
  dsply (' CTDATA   : ' + mots(i));           
endfor;                                       
*inlr = *on;                                  
** CTDATA mots (3 lignes, codées avec accents)
école                                         
garçon                                        
café

Coté IBMi

Avec un ccsid 1147

CRTBNDRPG PGM(GDATA/SRCCCSID)
SRCFILE(GDATA/QRPGLESRC)

Vous obtenez ceci

Coté IFS

Avec un ccsid UTF-8

CRTBNDRPG PGM(GDATA/SRCCCSID)      

          SRCSTMF(‘SRCCCSID.RPGLE’)

Vous obtenez ceci

Vous perdez les caractères spéciaux

Vous avez une option de compile TGTCCSID qui fixe le CCSID à utiliser

donc on ajoute l’option

CRTBNDRPG PGM(GDATA/SRCCCSID)      

          SRCSTMF(‘SRCCCSID.RPGLE’)

          TGTCCSID(1147)    

L’affichage est correct

Conclusion :

Vous pouvez également utiliser *JOB dans la valeur de TGTCCSID(), à ce moment la vous aurez le même comportement dans les 2 cas si votre job est en 1147.

On expliquera ccsid(*exact) dans un autre post

t

Si vous êtes utilisateur de SSO (Single Sign On) sur l’IBM i, alors vous utilisez l’EIM (Enterprise Identity Mapping).

Pour rappel (en très simplifié), le SSO vous permet de propager votre authentification Windows jusqu’à l’IBM i de sorte que n’avez pas besoin de saisir votre profil/mot de passe : une association entre vos comptes Windows et IBM i est réalisée et prise en compte automatiquement.

Pour gérer ces associations, vous pouvez utiliser IBM Navigator for i :

A partir de là vous avez accès à toute la gestion de l’annuaire (nécessite une authentification).

Bien entendu, ces fonctions sont critiques d’un point de vue de la sécurité : une modification de la configuration peut empêcher toute connexion, ou au contraire permettre une connexion avec un profil IBM i élevé !

IBM a donc délivré une nouvelle fonction d’usage QIBM_NAV_SECURITY_EIM (EIM related security) à cet effet : limiter l’accès aux fonctions EIM via Navigator for i.

La valeur par défaut est *ALLOWED pour tous -> vous devriez la passer à *DENIED !

Dès lors, si vous tentez d’accéder aux fonctions EIM, vous obtenez :

Plus de détails sur les Group PTF :

https://www.ibm.com/support/pages/node/6520030#Q22025

https://www.ibm.com/support/pages/node/6485853

Vous voulez automatiser la gestion de votre SSO pour l’IBM i, contactez nous : https://www.gaia.fr/produits/