, , , , , , , Utilisation de l’API CEE4RAGE (Register Activation Group Exit Procedure)

Sur IBM i, les groups d’activation sont au cœur de l’architecture ILE. Ils permettent de mutualiser efficacement les ressources tout en offrant un cadre d’exécution structuré et performant.

Dans la majorité des cas, le mécanisme de nettoyage automatique fourni par le système suffit largement. Mais dès que l’on travaille avec des service programs persistants, des ressources externes ou des APIs dont le cycle de vie dépasse un simple appel de programme, il devient nécessaire de reprendre la main.

C’est précisément là qu’intervient l’API CEE4RAGE.

CEE4RAGE signifie Register Activation Group Exit Procedure.

Son rôle est très simple mais fondamental : elle permet d’enregistrer une procédure qui sera appelée automatiquement lorsque l’activation group est détruit. Cette procédure est exécutée après les exit procedures des langages de haut niveau, mais avant le nettoyage final effectué par le système. On peut la voir comme un équivalent conceptuel d’un destructeur dans les langages orientés objet.

En effet, certains « nettoyages » ne peuvent pas, ou ne doivent pas, être laissés au seul mécanisme système. Certains composants nécessitent une fermeture explicite : mémoire allouée dynamiquement, connexions réseau persistantes, APIs externes, sockets, workers auxiliaires ou encore structures partagées. CEE4RAGE garantit que votre code de nettoyage sera exécuté quelle que soit la manière dont l’activation group se termine : retour normal, reclaim, exception ou même ENDJOB.

Le besoin dépend clairement du code ILE produit.

Usage

Un cas d’usage très courant concerne les service programs persistants. Lorsqu’un service program est chargé dans un activation group nommé ou avec *ACTGRP(CALLER), il peut rester actif longtemps, parfois pendant toute la durée de vie d’un job interactif. Dans ce contexte, il est essentiel de disposer d’un point fiable pour libérer proprement les ressources lorsque l’activation group disparaît enfin. CEE4RAGE fournit exactement ce point d’ancrage.

Une approche éprouvée consiste à mettre en place un pattern « constructeur / destructeur ». L’idée est simple : initialiser les ressources lors du premier appel effectif au service program, puis enregistrer une exit procedure via CEE4RAGE pour garantir le nettoyage automatique à la fin de l’activation group.

Exemple

Voyons maintenant un exemple concret en RPGLE free format, typique d’un service program.

Le service program est défini sans programme principal, hors DFTACTGRP, et dans un activation group persistant :

**free
ctl-opt nomain
        dftactgrp(*no)
        actgrp('MYACTGRP');

On commence par définir quelques variables globales servant à contrôler l’état d’initialisation et à représenter une ressource persistante :

dcl-s Initialized     ind inz(*off);
dcl-s ResourceHandle  int(10);

Ensuite, on déclare le prototype de l’API CEE4RAGE :

dcl-pr CEE4RAGE extproc('CEE4RAGE');
   procedure pointer(*proc) const;
   feedback  char(12) options(*omit);
end-pr;

Le cœur du pattern repose sur une procédure d’initialisation, appelée systématiquement par les procédures métier exportées, mais dont le contenu réel ne s’exécute qu’une seule fois :

dcl-proc InzSrvPgm;

   if Initialized;
      return;
   endif;

   // Initialisation des ressources (exemple simulé)
   ResourceHandle = 12345;

   // Enregistrement de l'activation group exit procedure
   CEE4RAGE(%paddr(EndSrvPgm): *omit);

   Initialized = *on;

end-proc;

Cette procédure effectue trois choses essentielles :

  1. elle initialise les ressources
  2. enregistre l’exit procedure
  3. mémorise le fait que l’initialisation est désormais réalisée

La procédure de terminaison, elle, sera appelée automatiquement par le système lorsque l’activation group prendra fin. Elle doit impérativement être exportée et respecter la signature attendue par l’ILE :

dcl-proc EndSrvPgm export;

   dcl-pi *n;
      agMark    uns(10) const;
      reason    uns(10) const;
      result    uns(10) ;
      userRC    uns(10) ;
   end-pi;

   if Initialized;
      // Nettoyage explicite des ressources
      // fermeture de fichiers
      // libération mémoire
      // arrêt d’APIs persistantes
      ResourceHandle = 0;
      Initialized = *off;
   endif;

end-proc;

Enfin, toutes les procédures métier exportées commencent par appeler la procédure d’initialisation. Cela garantit que l’environnement est prêt avant toute logique fonctionnelle :

dcl-proc DoSomething export;

   dcl-pi *n;
      value int(10);
   end-pi;

   InzSrvPgm();

   return ;

end-proc;

Paramètres de la procédure d’exit

Une procédure d’exit d’activation group repose sur une interface composée de quatre paramètres standards, transmis automatiquement par le runtime lors de la terminaison de l’activation group :

  • agMark, correspond au marqueur interne de l’activation group. Il s’agit d’un identifiant numérique unique dans le job, principalement utile à des fins diagnostiques ou pour des scénarios avancés impliquant plusieurs activation groups simultanés. Dans la majorité des cas, ce paramètre est simplement ignoré, mais il permet théoriquement de corréler une terminaison précise à un contexte donné.
  • reason, indique la raison de la fin de l’activation group : retour normal, reclaim, fin de job, exception non interceptée, etc. Ce code est particulièrement précieux pour adapter le comportement du cleanup, par exemple en évitant certaines opérations coûteuses lors d’une fin brutale.
  • result et userRC, sont des champs en entrée/sortie permettant respectivement au système et au programme de communiquer un code de résultat et une information spécifique utilisateur. En pratique, ils sont rarement exploités, mais ils offrent un mécanisme de retour standardisé permettant à une exit procedure de signaler son état ou d’influencer légèrement le déroulement du traitement global. L’ensemble de ces paramètres est optionnel côté RPG, ce qui explique l’usage fréquent de options(*nopass) ; toutefois, leur présence formalise le contrat entre le runtime ILE et la procédure d’exit, et rappelle que cette dernière s’exécute dans un contexte très particulier, où la logique doit être minimale, robuste et parfaitement maîtrisée.

Multiples procédures

Dans certains cas plus avancés, il peut être tout à fait légitime d’enregistrer plusieurs procédures d’exit pour un même activation group.

CEE4RAGE ne limite ni le nombre de procédures enregistrées, ni leur nature : chaque appel ajoute une entrée dans la pile des exit procedures, qui seront exécutées dans l’ordre inverse de leur enregistrement lors de la fin de l’activation group.

Cette capacité est particulièrement utile lorsque plusieurs composants indépendants partagent le même activation group : chaque service program peut alors enregistrer sa propre procédure de nettoyage, sans dépendre d’un point centralisé.

Il est cependant essentiel de concevoir ces exit procedures comme autonomes, simples et robustes, car une défaillance dans l’une d’elles empêche l’exécution des suivantes. Dans ce contexte, l’ordre d’enregistrement devient un véritable élément d’architecture : on veillera par exemple à enregistrer en dernier les procédures critiques, ou à utiliser une procédure « chef d’orchestre » qui appelle explicitement plusieurs routines de cleanup internes.

L’utilisation de procédures d’exit multiples est donc un mécanisme puissant, mais qui impose une discipline stricte : absence d’effets de bord, opérations idempotentes, et compréhension claire du cycle de vie global de l’activation group.

Conclusion

Ce pattern est robuste, simple et parfaitement aligné avec les mécanismes de l’ILE.

Il fonctionne aussi bien en batch qu’en interactif, résiste aux fins de job brutales et assure un comportement prévisible dans les architectures persistantes. Il est particulièrement adapté aux environnements modernisés où des composants RPG sont exposés comme briques partagées, parfois appelées par des couches Java, C ou web.

Il convient toutefois de garder quelques points en tête. CEE4RAGE n’est jamais appelée tant que l’activation group reste actif ; si celui-ci est volontairement maintenu pendant toute la durée du job, le nettoyage n’aura lieu qu’à la toute fin. De plus, si une exit procedure échoue, les suivantes ne seront pas exécutées. Il est donc essentiel d’y écrire un code simple, robuste et sans dépendances fragiles.

En conclusion, CEE4RAGE est une API discrète mais fondamentale. Elle ne sert pas à gérer des erreurs ni à intercepter des messages système ; elle sert à maîtriser la fin de vie d’un activation group.

Dès que l’on conçoit des service programs persistants et que l’on vise une architecture propre et professionnelle sur IBM i, CEE4RAGE devrait faire partie des outils de base de tout concepteur ILE.

Nous continuerons dans les prochains articles avec les APIs liées à l’ILE : https://www.ibm.com/docs/en/i/7.6.0?topic=ssw_ibm_i_76/apis/ile2a1TOC.html

Références :

Register Activation Group Exit Procedure (CEE4RAGE) API

Appliquer une extensions à tous les profils utilisateur sur VS Code

Cet article fait partie d’une série d’articles consacrés aux profils utilisateurs de VS Code.

Principe

Parfois, une extension peut être tellement pratique qu’elle en devient indispensable. Dans ce cas, il existe une fonctionnalité qui vous permet facilement de la rendre disponible à tous les profils utilisateur de VS Code, actuels et futurs.

Démonstration

Tout se fait très rapidement : la manipulation ne vous prendra que quelques secondes !

  1. Ouvrir l’activité Extensions
  2. Ouvrir la vue Installé
  3. Ouvrir le menu contextuel de gestion de l’extension
  4. Activer l’option Appliquer l’extension à tous les profils.

Après quoi, il me suffit de changer de profil (repasser sur celui par défaut, par exemple). La vue Installé se met à jour et indique bien que l’extension y est également installée.

Remarques

  • La gestion d’une extension appliquée à tous les profils se fait également au niveau collectif.
  • Lorsque vous décochez l’option Appliquer l’extension à tous les profils pour une extension, il se passe trois choses :
    • l’extension cesse d’être appliquée automatiquement aux nouveaux profils.
    • L’extension reste installée sur tous les profils existants.
    • la gestion de l’extension redevient propre à chaque profil.

Exporter et importer un profil utilisateur sur VS Code

Nous le disions dans l’article de présentation des profils utilisateurs : c’est super pour faciliter la gestion des configurations de travail sur ma machine. Mais que se passe-t-il si je change de machine ou si mon collègue doit effectuer des tests avec la même configuration ?

Nous allons voir que le gestionnaire de profils offre quelques fonctionnalités très pratiques.

Exporter un profil

La manipulation est très simple :

  1. Ouvrir le gestionnaire de profils
  2. Survoler le profil à exporter pour faire apparaître le bouton Plus d’actions… puis cliquer dessus
  3. Cliquer sur l’option Exporter...
  4. Sélectionner le format d’export

Export en local

L’export en local génère un fichier de type .code-profile à l’emplacement de votre choix, que vous pouvez ensuite
partager de la manière qui vous convient le mieux (dossier synchronisé, envoi par e-mail…)

Export via GitHub

Cette option nécessite préalablement d’avoir un compte GitHub et de l’avoir connecté à VS Code (ne vous en faites pas, Microsoft met bien en avant cette possibilité, vous ne la louperez pas).
Le fichier généré, appelé gist, y est sauvegardé et rendu accessible sur la page Web de votre compte GitHub, dans la section dédiée GitHub Gist. Vous pouvez ensuite en partager l’URL aux personnes qui ont besoin de le télécharger.

Importer un profil

Là aussi, la manipulation est très simple :

  1. Cliquer sur Plus d’actions… au niveau du bouton de création de profils
  2. Cliquer sur Importer le profil…
  3. Dans la barre de dialogue, soit coller l’URL du gist, soit cliquer sur Sélectionner le fichier… pour pouvoir sélectionner le fichier de type .code-profile à utiliser

Voilà, vous avez maintenant un nouveau profil utilisateur !

Remarques

  • Pour ceux qui maîtrisent bien Git, Un gist peut être vu comme un référentiel miniature dédié au partage d’un seul élément
  • Par défaut, les gists générés par cette méthode sont privés. Je recommande de ne pas chercher à les rendre publics

Voilà pour l’import et l’export de profils utilisateurs, j’espère que ça vous aidera dans votre prise en main de VS Code.
On se retrouve bientôt pour un dernier article dans cette série !

Les profils utilisateurs de VS Code

Visual Studio Code, c’est une adaptabilité géniale, notamment via ses extensions. Mais comme pour tous les IDEs, la gestion des paramètres qui permettent cette adaptabilité peut vite devenir compliquée.

C’est pourquoi nous entamons aujourd’hui une courte série d’articles consacrés à la notion de profil utilisateur, introduite par Microsoft pour nous simplifier la vie.

Principe

Les profils utilisateurs sont des regroupements de paramètres et d’extensions, entre lesquels vous pouvez basculer en deux clics (littéralement), une fois ceux-ci créés.
Si on devait donner une dénomination purement technique, on parlerait de profils de configurations.

Gestionnaire de profils

Pour ouvrir le gestionnaire de profils, cliquez sur la roue crantée en bas de la barre d’activités, survolez l’option Profil du menu contextuel, puis cliquez sur Profils dans le menu contextuel de second niveau.

Le gestionnaire de profils s’affiche et à partir de là, il suffit de nommer votre nouveau profil puis de cliquer sur le bouton Créer en bas de page. La configuration appliquée par défaut reprend celle du profil initial fourni par VS Code et vous fournit une base saine suffisante dans la grande majorité des cas.

Maintenant que le nouveau profil est créé, il est disponible dans le menu contextuel de sélection des profils utilisateurs. Cliquez dessus pour l’appliquer ; l’aspect de la roue crantée sera modifié pour vous indiquer quel profil est actuellement utilisé.

A partir de là, une installation d’extension, modification de paramètre… se fera au niveau du profil utilisé, sans venir influer sur les autres. Vous pouvez maintenant facilement basculer d’un usage de VS Code à un autre !

Conseils d’usage et remarques

  • Un profil utilisateur = un type d’usage de VS Code
  • Microsoft fournit des modèles de profils sur lesquels se baser à la création d’un nouveau profil (section Copier à partir de dans le gestionnaire de profils)
  • Il est possible d’étendre l’usage d’une extension à tous les profils
  • Il est possible d’exporter et d’importer des profils utilisateurs via le gestionnaire de profils

Suite de notre premier article sur IWS 3.0, cf https://www.gaia.fr/open-api-avec-iws-3-0/

IWS (Integrated Web Services) 3.0

En novembre 2025, IBM a introduit la version 3.0 de IWS. La version précédente était 2.6, elle-même remplaçant la 1.5.

Les principales nouveautés :

  • Stack technique basée sur Jakarta EE au lieu de Java EE
  • Integration de openapi

openapi

Par défaut, l’interface openapi est disponible à cette URL : http[s]://{system}:{port}/openapi/ui/

Où :

  • system : votre partition
  • port : correspondant à l’instance IWS pour laquelle vous souhiatez afficher les services

openapi est un standard de facto dans la conception des APIs REST : OpenAPI Initiative – The OpenAPI Initiative provides an open source, technical community, within which industry participants may easily contribute to building a vendor-neutral, portable and an open specification for providing technical metadata for REST APIs – the “OpenAPI Specification” (OAS).

C’est en réalité l’évolution du Swagger qui permet de décrire les web services et leurs interfaces. L’interface produit désormais une page, personnalisable, epxosant la description des services, et permettant leur test !

Modifications de l’interface

Lors de la création d’une instance IWS :

Les propriétés openapi ne sont pas affichables ou modifiables par l’interface, mais pas fichier de configuration et commande shell.

Remarque : seuls les services démarrés apparraissent dans l’interface openapi.

Tester un service REST

Puis indiquez vos valeurs de paramètres :

Des options sont disponibles pour les situations plus avancées (authentification basique etc …)

Modifications des commandes shell

Depuis la documentation IBM, création d’un fichier :

#server.iws.gen.httpport=52000  
#server.iws.gen.httpsport=52499  
#server.iws.gen.adminport=52005  
#server.iws.gen.contextroot=/api   
#server.iws.gen.defaultkeystore=*NONE  
#server.iws.gen.defaultkeystorepassword= 
#server.iws.gen.verifyhostname=false   
#server.iws.gen.trace=none   

# Following are OpenAPI properties - IWS 3.0 only properties
server.iws.openapi.enable=true
server.iws.openapi.docpath=/openapi
server.iws.openapi.contactemail=nathanael.bonnet@gaia.fr
server.iws.openapi.contactname=Nathanael
server.iws.openapi.contacturl=http://www.gaia.fr/contact
server.iws.openapi.description=Description : test NB pour IWS 3.0
server.iws.openapi.licensename=License Gaia 2.0 
server.iws.openapi.licenseurl=https://www.gaia.fr/license
server.iws.openapi.summary=Summary : test NB pour openAPI
server.iws.openapi.termsofservice=https://www.gaia.fr/terms
server.iws.openapi.title=Titres : APIs for IWS 3.0
server.iws.openapi.version=9.8.7
server.iws.openapi.excludelist=ConvertTemp_rest

Vous pouvez ensuite demander la mise à jour des propriétés de l’instance :

qsh
cd /qibm/proddata/os/webservices/bin
setWebServicesServerProperties.sh -server 'vsc_sndbox' -propertiesFile '/www/vsc_sndbox/conf/server.properties'

Affiche :

IWS00106I - Command completed successfully.  Restart of web service or server may be required for changes to take affect.

Après redémarrage de votre instance, accès à http[s]//…./openapi/ui :

Remarque : il est aujourd’hui impossible de générer un fichier de configuration pour un serveur existant.

Les différentes propriétés :

server.xml

La commande sss.sh met à jour les propriétés openapi dans le fichier \www\instance\wlp\usr\servers\instance\server.xml

Migration des instances en version 2.6

Vous pouvez migrer une instance par la commande /qibm/proddata/os/webservices/bin/

stopWebServicesServer.sh -server 'demo26'

updateWebServicesServer.sh -server 'demo26' -version '*CURRENT'

startWebServicesServer.sh -server 'demo26'

Si IWS 3.0 est disponible sur votre système (version et group PTF à partir de 7.4), l’instance est migrée, ainsi que les différents services.

Le serveur doit être préalablement arrêté.

Exemple de sortie de la commande updateWebServicesServer.sh :

Vous pouvez également demander la migration de services, principalement dans le cas où le serveur a été migré avec des services en erreur :

updateWebServices.sh -server 'demo26' -serviceList 'ConvertTemp_Soap' -printErrorDetails

Références

Introducing IWS 3.0

Enhancements to setWebServicesServerProperties.sh Qshell command

, Envoyer des objets d’une partition à une autre

Vous devez envoyer des objets d’une machine à une autre, par exemple mise en production d’un programme ou d’un ensembles d’objets ayants un lien entre eux

Vous avez la possibité graphique par ACS « système de fichier » de copier et coller

Mais si vous voulez faire du batch pour envoyer la nuit

par exemple :
refresh base de test dans la nuit ou mise en production d’un ensemble d’objets suite à modification

Vous devrez plutôt faire du FTP (Développement à faire n’est pas en batch par défaut ) , vous trouverez des exemples sur internet

ou mieux utiliser les commande SAVRSTXXX que vous connaissez tous

C’est le logiciel Object CONNECT

Mais souvent ca ne fonctionne pas bien, il y a du paramétrage a faire

Il est utilisable avec une configuration IP depuis la V7R5 ou V7R4 par PTF
Vous devrez configurer un certificat sur votre serveur et l’échanger avec votre partition cliente

Ce n’est pas le sujet ici

Sinon vous pouvez passer en SNA (c’est moins sécuriser , à utiliser sur du lan ou du lan interne à votre POWER)

Vous devrez créer une configuration SNA basé sur *HPRIP

Vous retrouverez ici la procédure de création de la configuration nécessaire

https://github.com/Plberthoin/exemples/tree/master/CRTCFGSNA

Remarque :


Attention l’IBMi garantie la comptabilité ascendante des objets
pour une compatibilité descendante , vous devez compiler l’objet dans la version voulue sur le système source,
pas plus de 2 versions d’écart c’est le paramètre TGTRLS() de vos commandes de génération

SNA, n’est pas le sens de l’histoire, mais la simplicité justifie parfois l’entorse
Vous n’avez pas besoin d’être inscrit à la directory SNA pour utiliser les commande SAVRSTxx
vous n’avez pas à démarrer SNADS

liens à connaitre :

Setting up your system to use ObjectConnect – IBM Documentation

Transferring objects with ObjectConnect and Enterprise Extender – BlogFaq400

Configuration of Objectconnect

, IBM i en 2026 : la pénurie de compétences, une réalité désormais impossible à ignorer

En 2026, un fait majeur ressort du IBM i Marketplace Survey : la pénurie de compétences IBM i devient la préoccupation n°1, devant la cybersécurité, pour la première fois en presque dix ans.

Les départs à la retraite s’accélèrent, les équipes se réduisent, les projets se complexifient… et le renouvellement est insuffisant. Pourtant, tout n’est pas sombre : l’écosystème évolue, de nouvelles approches émergent, et certains pays — comme la France — disposent d’atouts uniques pour former rapidement.


Un départ massif des experts… et un vivier insuffisant pour les remplacer

La démographie joue contre les organisations : une large majorité des spécialistes IBM i ont plus de 50 ans, beaucoup étant déjà partis ou proches de la retraite. Pendant ce temps, le monde académique continue d’ignorer RPG et IBM i.

Résultat :

  • une perte d’expertise métier cumulée,
  • des applications critiques peu documentées,
  • et un risque croissant de dépendance à un ou deux profils clés.

Cette situation explique pourquoi 69 % des entreprises déclarent la compétence IBM i comme souci majeur.


La France dispose pourtant d’un avantage rare pour former rapidement

Sans trop appuyer le trait, il faut reconnaître un point souvent méconnu : la France bénéficie d’un écosystème particulièrement performant pour former rapidement de nouveaux talents. Nous profitons en effet d’un ensemble de dispositifs privés et publics qui, fait notable, savent travailler en synergie.

Les POEI, organisées depuis plus de dix ans sous de multiples formats, en sont une illustration concrète : elles permettent de financer une formation ciblée avant embauche pour répondre à un besoin métier précis. S’y ajoutent un foisonnement d’initiatives autour de l’alternance, ainsi qu’une offre de formation professionnelle soutenue par les OPCO, qui facilite la montée en compétences sur des technologies spécifiques.

Cet ensemble de mécanismes donne aux entreprises la possibilité de former un candidat avant embauche afin de combler un écart de compétences — une approche parfaitement alignée avec les réalités IBM i, où l’on privilégie depuis longtemps la montée en compétences plutôt que la quête du “profil idéal introuvable”.

On observe toutefois une absence notable de formations institutionnelles (lycées professionnels, BUT, universités, écoles d’informatique) portant sur IBM i ou RPG. Cela limite naturellement la visibilité du domaine auprès des jeunes.

Cela ne règle pas tout, mais c’est un avantage concret pour les organisations françaises qui souhaitent attirer et intégrer de nouveaux talents dans l’écosystème IBM i.


Quand l’IA ralentit l’entrée des jeunes dans l’IT… y compris sur IBM i

Un autre phénomène joue en arrière‑plan en 2026 : l’IA fait baisser les embauches juniors dans l’ensemble du secteur IT.

Selon Korn Ferry, 37 % des entreprises prévoient de remplacer des postes d’entrée de carrière par l’IA. Gartner observe la même tendance : les entreprises recourent davantage à l’IA pour les tâches “low value”, ce qui réduit mécaniquement les opportunités d’entrée des jeunes diplômés.

Sans dramatiser, cela signifie que :

  • le renouvellement naturel des compétences pourrait ralentir,
  • les experts actuels deviennent encore plus stratégiques,
  • et il sera mécaniquement plus difficile de les remplacer lorsqu’ils partiront.

Pour IBM i, déjà confronté à un déficit de nouveaux talents, cet effet secondaire de l’IA mérite d’être surveillé.


Mais où sont les “centaines” ou “milliers” de postes IBM i dont on parle ?

La question revient souvent, et elle est légitime : si les besoins sont si énormes, pourquoi ne voit‑on pas une avalanche d’offres d’emploi IBM i ?

Quelques éléments de réponse — sans exagération :

1. Un besoin réel mais très fragmenté

Les organisations IBM i fonctionnent souvent avec de petites équipes (3–5 personnes), un modèle stable depuis des années selon la Marketplace Survey.
Elles recrutent surtout au fil des départs, pas par vagues massives.

2. Un marché qui “tient” avec ce qu’il a

Les entreprises retardent les modernisations, réorganisent en interne, externalisent ponctuellement ou repoussent le recrutement.
Le marché de l’emploi IBM i montre d’ailleurs une embauche lente, malgré la hausse des salaires, comme observé dans les analyses emploi de 2024–2025.

3. Une demande qui change de nature

Les entreprises ne cherchent plus seulement des “développeurs RPG”, mais des profils capables de :

  • faire du Git,
  • moderniser le code,
  • exposer des API,
  • intégrer des outils open source ou cloud.

La demande existe, mais elle est hybride, moins visible, et souvent absorbée par de la prestation.

4. Une partie du besoin est transférée vers des MSP ou vers le cloud

Le survey 2026 montre une montée du cloud et des providers de services, utilisés pour déporter une partie des responsabilités (maintenance, HA/DR, sécurité).
Cela réduit mécaniquement le volume d’offres en direct.


Conclusion : un vrai défi… mais aussi une fenêtre d’opportunité

L’écosystème IBM i fait face à une équation complexe :

  • Une pénurie de compétences reconnue et mesurée (69 % des organisations).
  • Une dynamique mondiale où l’IA réduit les postes juniors, freinant l’arrivée des nouveaux talents.
  • Une demande réelle mais diffuse, structurée par du remplacement plutôt que du recrutement massif.

Pour autant, les solutions existent :

  • programmes de formation internes,
  • mentorat et documentation,
  • modernisation technique,
  • et, en France, un atout concret avec la POEI qui permet d’intégrer et de former des jeunes profils rapidement.

La plateforme IBM i reste robuste, moderne et stratégique. Désormais, l’enjeu est clair : organiser le renouvellement des compétences plutôt que l’attendre.

Nous avons bien d’autres thèmes à prendre en compte, comme une communauté active et engagée, mais nous en reparlerons !