Qu’est-ce que le Model Context Protocol (MCP) ?

Définition du protocole MCP

Le Model Context Protocol (MCP) est un protocole ouvert et standardisé qui permet aux intelligences artificielles (comme Claude, ChatGPT, ou autres grands modèles de langage) de se connecter facilement à des outils, services et sources de données externes. C’est un peu comme l’USB-C des applications IA : au lieu d’avoir un câble différent pour chaque appareil, tu as un seul connecteur universel qui fonctionne avec tout.

Comment ça fonctionne ?

Sans MCP, chaque outil (GitHub, base de données, email, API) avait sa propre façon de se connecter, ce qui obligeait les développeurs à créer des intégrations personnalisées pour chaque combinaison. Avec le MCP, tout le monde utilise la même méthode standard, ce qui rend les connexions beaucoup plus simples et universelles.

Le MCP permet aux IA de sortir de leurs données d’entraînement et d’accéder à des informations en temps réel. Mais surtout, il leur permet d’agir dans le monde réel. Par exemple, tu peux demander à ton IA dans VS Code de lire un fichier source, puis d’écrire automatiquement un résumé dans ton outil de prise de notes comme Notion. D’autres actions possibles : envoyer un email, consulter GitHub, modifier un fichier, créer un événement dans l’agenda, etc. C’est ce qui rend possible l’IA agentique : des programmes intelligents capables de poursuivre des objectifs et d’entreprendre des actions de manière autonome, sans que l’humain ait à copier-coller ou basculer manuellement entre ses outils.

Pourquoi est-il important de s’intéresser au protocole MCP ?

Pour rappel, le protocole MCP joue un rôle essentiel puisqu’il facilite les échanges entre les IA, les applications et les outils utilisés en entreprise. Il permet de connecter plus simplement différents systèmes tout en améliorant la circulation et l’exploitation des données.

Selon les différents rôles dans une entreprise, le MCP apporte plusieurs avantages :

Équipes techniques et développeurs : il simplifie les intégrations, réduit la complexité du développement et accélère la mise en place de nouveaux outils.

Managers et responsables métiers : il améliore l’automatisation, la circulation des informations et l’efficacité des processus internes.

Pour les responsables métiers et managers : ilaméliore la circulation des informations et facilite l’automatisation de certaines tâches. Il aide les managers à gagner du temps, à mieux suivre les activités et à prendre des décisions plus efficacement grâce à un accès simplifié aux données.

En résumé les MCP accompagne la modernisation des entreprises en favorisant des architectures plus connectées, flexibles et évolutives.

Exemple d’utilisation :

Étapes du processus
  1. L’utilisateur saisit sa question dans l’interface de chat (ex. : « Quelles commandes sont en retard cette semaine ? »).
  2. L’assistant IA transmet la requête au serveur MCP PostgreSQL ou autre.
  3. Le serveur MCP traduit la requête en SQL et interroge la bdd.
  4. Le résultat est retourné au LLM, qui formule une réponse en langage naturel.
  5. L’utilisateur obtient une réponse contextualisée, sans accès direct à la base.

La sécurité des MCP

Le MCP supporte OAuth pour l’authentification et recommande TLS pour le chiffrement des échanges.deux mécanismes que tu dois explicitement configurer, ils ne sont pas actifs par défaut

Le modèle Zero Trust : « ne jamais faire confiance au réseau, même interne ».

Les bonnes pratiques recommandées :

Accorder aux serveurs MCP uniquement les droits strictement nécessaires à leur fonctionnement, conformément au principe du moindre privilège, afin de limiter les risques liés aux erreurs, attaques ou accès non autorisés.

Contrôler régulièrement les accès et permissions attribués à chaque serveur pour éviter toute autorisation excessive ou inutile.

Vérifier et comprendre précisément les accès accordés lors de la mise en place d’une connexion MCP.

Utiliser exclusivement des serveurs MCP fiables et de confiance.

Human-in-the-loop : toujours exiger une confirmation manuelle avant les actions critiques (suppression, déploiement, envoi)

Sandboxing : isoler les serveurs MCP dans des containers Docker pour limiter la portée d’une compromission

Rotation des secrets : ne jamais hardcoder de clés API dans la config MCP.

, , , , , , , ACS (Access Client Solutions) version 1.1.9.12

20 avril 2026. Cette version apporte desévolutions sur l’éxecution de script SQL !

PTF IBM i

Pour mettre à jour la version disponible sur IBM i :

  • 5770SS1 V7R3M0 SJ09232
  • 5770SS1 V7R4M0 SJ09233
  • 5770SS1 V7R5M0 SJ09234
  • 5770SS1 V7R6M0 SJ09235

Run SQL Script

SELF

Nouvelle option :

Permet le support de l’outil SELF (SQL Error Logging Facility). Cf SQL Error Logging Facility (SELF) – IBM Documentation

Concrètement, cela modifie la liste des erreurs qui sont tracées dans la vue SQL_ERROR_LOG. Cette liste est stockée dans la variable globale SYSIBMADM.SELFCODES, avec quelques valeurs spéciales (*ALL, *ERROR, *WARN, *NONE).

Fichiers physiques source

Amélioration de la fenêtre de dialogue pour la sauvegarde en fichiers sources :

Gestion des fins de ligne

Les caractères LF (x’25’) ne sont plus insérés en fin de ligne dans le cas d’une sauvegarde en fichier source :

Il n’y pas d’impact à l’éxecution (RUNSQLSTM), mais plus de confort !

Gestion de la taille des lignes

Lors de l’enregistrement, au lieu de tronquer les lignes, un message permet d’avertir :

Exemples SQL

13 nouveaux exemples pour les services SQL :

  • SELF – System-wide controls
  • SELF – Job-level controls
  • SELF – Log Queries
  • SELF – Removing historical rows
  • SELF – Initial Stack
  • SELF – Top occurrences
  • SELF – QA use case exampleSecurity – Who is creating objects in the IFS root
  • Security – Who is creating objects in the /QOpenSys subdirectory
  • Security – IFS first-level directories that are open to attack
  • Security – IFS subdirectory object attack vector check
  • Security – IFS home directory ownership
  • Generate spreadsheet and send email example

Références

[IBM i Access – ACS Updates]

, , , Trouver le type d’un fichier

Pour connaitre le type d’un fichier, vous pouvez vous baser sur le type du Fichier .PDF, .JPG, etc …

Ou vous baser sur le nombre magique , ou signature binaire soit les 4 premiers octets en Hexa 

SELECT HEX(SUBSTR(LINE, 14)) AS SIGNATURE
FROM TABLE(QSYS2.IFS_READ_BINARY(‘/home/test.pdf’))
FETCH FIRST 1 ROW ONLY;

Voici un exemple sur 4 fichiers que vous pouvez trouver sur votre partition   

SELECT CASE
         WHEN HEX(SUBSTR(LINE,1,4)) = '25504446'
         THEN 'PDF'
         WHEN HEX(SUBSTR(LINE,1,4)) = '89504E47'
         THEN 'PNG'
         WHEN HEX(SUBSTR(LINE,1,4)) = 'FFD8FFE0'
         THEN 'JPG'
         WHEN HEX(SUBSTR(LINE,1,4)) = '504B0304'
         THEN 'ZIP'
         ELSE 'Autre' // inconnu
       END AS TYPE 
FROM TABLE(QSYS2.IFS_READ_BINARY('/home/vert.jpg'))
FETCH FIRST 1 ROW ONLY;

Résultat :

Conclusion :

C’est simple, et efficace, il y a sans doute d’autres manières de faire

, Les spools fantômes

Vous avez des spools que vous ne voyez pas et vous ne pouvez pas agir dessus

==>WRKOUTQ

en Face de votre Outq vous avez 918 et quand quand vous regarder dans l’outq vous en avez que 37 par exemple

que faire

Vous regardez par SQL, vous les voyez tous

SELECT  
       OUTPUT_QUEUE_NAME, SPOOLED_FILE_NAME, USER_DATA, JOB_NAME, FILE_NUMBER
FROM QSYS2.OUTPUT_QUEUE_ENTRIES 
WHERE  OUTPUT_QUEUE_NAME = ‘votre outq’;

Même par sql vous ne pouvez pas les effacer , c’est un probléme de spool fantômes , souvent le système n’a pas pu les écrire probléme d’espace disque par exemple, que faire ?

==>STRSPLRCL OUTQ(votre bib/votre outq) vous pouvez indiquer *all/*all

vous aurez ce message dans QSYSOPR

Derrière vous pouvez contrôler tout est redevenu normal cohérent entre la vue et le wrkoutq

Pour en savoir plus
https://www.ibm.com/support/pages/node/643567

, Automatiser les datamarts

un petit rappel, il existe depuis quelque temps un mini ETL qui permet de mettre en place un suivi des codes d’audit pour avoir des statistiques et même un visuel dans Navigator for i

Vous voulez créer un datamart sur plusieurs code exemple PW et AF

et avoir un rafraichissement régulier sur la journée

Vous devez créer vos datamarts avant de commencer

En SQL

CALL QSYS2.MANAGE_AUDIT_JOURNAL_DATA_MART(
JOURNAL_ENTRY_TYPE => ‘Votre code’,
DATA_MART_LIBRARY => ‘Votre bib’,
STARTING_TIMESTAMP => CURRENT DATE – 30 DAYS,
ENDING_TIMESTAMP => CURRENT TIMESTAMP,
DATA_MART_ACTION => ‘CREATE’
);

ou dans l’interface Navigator for i
Journal d’audit


Gérer magasin de donnée

Ca va créer des fichiers dans la bibliothèque choisie

AUDIT_JOURNAL_XX nom SQL
AJ_XX en nom systéme

Vous pouvez les interroger par SQL

exemple:

SELECT

    ENTRY_TIMESTAMP,

    USER_PROFILE_NAME,

    OBJECT_NAME

FROM votrebib.AUDIT_JOURNAL_DO

ORDER BY ENTRY_TIMESTAMP DESC;

Nous allons donc créer un fichier de paramétrage qui contiendra les informations de votre datamart code, bibliothèque, type de rafraichissement , et durée de rétention

Création de la table

CREATE TABLE votrebib/PARMART (
CODE_SUIVI CHAR ( 2) NOT NULL WITH DEFAULT,
BIBLIO CHAR ( 10) NOT NULL WITH DEFAULT,
MISEAJOUR CHAR (10) NOT NULL WITH DEFAULT
duree CHAR ( 03) NOT NULL WITH DEFAULT )

Exemple insertion data dans cette table

INSERT INTO GDATA/PARMART VALUES(‘AF’, ‘PLBMART’, ‘*CONTINUE’, ‘030’)

Nous allons créer un programme AUDITREF

             PGM        PARM(&TIMa &timlim)                           
/*--------------------------------------------------------*/          
/* Ce programme sert de robot pour rafraichir un datamart */          
/* exemple toutes les 2 heures, 120 minutes               */          
/*--------------------------------------------------------*/          
dcl &tima  *char 3  /* Fréquence de rafraichissement en minutes */    
dcl &timlim *char 6 /* Heure d'arret du robot                   */    
/* Fichier de paramétrage des datamart à rafraichir */                
             DCLF       FILE(PARMART)                                 
/* Variable préformatée pour service sql            */                
             DCL        VAR(&SQL) TYPE(*CHAR) LEN(512) VALUE('CALL +  
                          QSYS2.MANAGE_AUDIT_JOURNAL_DATA_MART(JOURNA+
                          L_ENTRY_TYPE => ''XX'', +                   
                          DATA_MART_LIBRARY  => ''0123456789'', +     
                          STARTING_TIMESTAMP => ''0123456789'', +     
                          ENDING_TIMESTAMP   => CURRENT TIMESTAMP, +
                          DATA_MART_ACTION   => ''ADD'')')         
dcl &finfichier *lgl                                               
dcl &timsys *char 6 /* Heure système                            */ 
dcl &timn  *dec  3  /* conversion numérique                     */ 
/* Boucle de lecture  */                                           
chgvar &timn &tima                                                 
boucle:                                                            
             DOUNTIL    COND(&FINFICHIER)                          
             rcvf                                                  
             MONMSG     MSGID(CPF0864) EXEC(LEAVE)                 
CHGVAR %sst(&SQL 66   2) VALUE(&code_suivi)                        
CHGVAR %sst(&SQL 94  10) VALUE(&Biblio)                            
CHGVAR %sst(&SQL 130 10) VALUE(&miseajour)                         
   RUNSQL SQL(&SQL) COMMIT(*NONE)                                  
   monmsg sql0000 exec(do)                                         
             SNDUSRMSG  MSG('Raffraichissement impossible pour,' + 
                          *BCAT &CODE_SUIVI *BCAT 'dans le +         
                          datamart' *BCAT &BIBLIO) MSGTYPE(*INFO)    
   enddo                                                             
enddo                                                                
             SNDPGMMSG  MSGID(CPF9898) MSGF(QCPFMSG) +               
                          MSGDTA('Raffraichisement des datamarts +   
                          terminé') MSGTYPE(*COMP)                   
/* on boucle jusqu'a l'heure limite */                               
rtvsysval qtime &timsys                                              
             IF         COND(&TIMLIM > &TIMSYS) THEN(do)             
                  dlyjob &timn                                       
                  GOTO    CMDLBL(BOUCLE)                             
                  enddo                                              
             SNDPGMMSG  MSGID(CPF9898) MSGF(QCPFMSG) MSGDTA('Robot + 
                          de Raffraichisement arrêté') MSGTYPE(*COMP)
endpgm

Voici la commande pour démarrer le robot
ici toute les heures jusqu’à 22 h
Vous pouvez le mettre dans un scheduler

SBMJOB CMD(CALL PGM(VOTREBIB/AUDITREF) PARM((‘060’) (‘220000’)))
JOB(AUDITREF)
JOBQ(QSYSNOMAX)

Vous devrez si vous utilisez le mode continue faire le ménage dans le datamart
Exemple
DELETE FROM PLBMART/AJ_AF WHERE ENTRY_TIMESTAMP < current timestamp – 30 days

    voici un programme de ménage qui se basera sur la zone durée du fichier

                 PGM                                                     
    /*--------------------------------------------------------*/         
    /* Ce programme sert à épurer les datamarts               */         
    /* qui travaillent *CONTINUE                              */         
    /*--------------------------------------------------------*/         
    /* Fichier de paramétrage des datamart à rafraichir */               
                 DCLF       FILE(PARMART)                                
    /* Variable préformatée pour service sql            */               
                 DCL        VAR(&SQL) TYPE(*CHAR) LEN(512)               
    dcl &finfichier *lgl                                                 
    /* Boucle de lecture  */                                             
                 DOUNTIL    COND(&FINFICHIER)                            
                 rcvf                                                    
                 MONMSG     MSGID(CPF0864) EXEC(LEAVE)                   
                 CHGVAR     VAR(&SQL) VALUE('DELETE FROM' *BCAT &BIBLIO +
                              *TCAT '/' *TCAT 'AJ_' *TCAT &CODE_SUIVI +  
                                 *BCAT 'WHERE ENTRY_TIMESTAMP < current + 
                              timestamp - ' *BCAT &DUREE *BCAT 'days') 
                 SNDUSRMSG  MSG(&sql ) MSGTYPE(*INFO)                  
       RUNSQL SQL(&SQL) COMMIT(*NONE)                                  
       monmsg sql0000 exec(do)                                         
                 SNDUSRMSG  MSG('épuration impossible pour,' +         
                              *BCAT &CODE_SUIVI *BCAT 'dans le +       
                              datamart' *BCAT &BIBLIO) MSGTYPE(*INFO)  
       enddo                                                           
    enddo                                                              
                 SNDPGMMSG  MSGID(CPF9898) MSGF(QCPFMSG) +             
                              MSGDTA('Epuration des datamarts +        
                              terminé') MSGTYPE(*COMP)                 
    endpgm   

    Pour automatiser, lancer le une fois par semaine par exemple
    vous pouvez le mettre dans un scheduler

    EPUREAUD SBMJOB CMD(CALL PGM(EPUREAUD) )
    JOB(EPUREAUD)
    JOBQ(QSYSNOMAX)

    Remarque :


    Bien sur votre fichier PARMART devra être en ligne pour vos traitements


    Vous pouvez également opter pour des informations consolidées à la journée le type est alors *REFRESH et vous n’avez à gérer le durée de rétention.

    vous avez un fichier de suivi de vos datamarts, QSYS2.AUDIT_JOURNAL_DATA_MART_INFO

    Exemple :

    select
     * from QSYS2.AUDIT_JOURNAL_DATA_MART_INFO ;

    pour suivre votre datamart :

    SELECT DATA_MART_TABLE,
           BUILD_START,
           BUILD_END,
           BUILD_JOB
        FROM QSYS2.AUDIT_JOURNAL_DATA_MART_INFO
        WHERE DATA_MART_LIBRARY = ‘Votre bib’;

    Vous pouvez améliorer cette exemple en ajoutant par exemple la création des datamarts dans les CLLE ou en faisant tout en SQL…

    Pour en savoir plus sur les datamarts

    https://www.ibm.com/docs/en/i/7.4.0?topic=services-manage-audit-journal-data-mart-procedure

    Comment lier Manzan à Grafana ?
    Icône de Grafana logo

    Qu’est ce que Grafana ?

    Grafana est une plateforme logicielle open-source de visualisation et d’analyse de données. Son rôle principal est de collecter des informations provenant de sources variées (bases de données, outils de monitoring (Manzan), systèmes cloud) et de les centraliser dans une interface unique.

    (Si ce n’est pas déjà fait, veuillez consulter le blog précédent sur Manzan pour réaliser et mieux comprendre celui ci)

    Nous allons prendre l’exemple des messages INQ dans QSYSOPR pour les retranscrire dans Grafana à l’aide de Manzan

    Voici d’abord comment configurer Manzan :

    Tout se fait principalement dans le fichier data.ini :

    [watcher_messages_INQ]
    type=sql
    query=SELECT MESSAGE_ID, MESSAGE_TEXT, FROM_JOB FROM QSYS2.MESSAGE_QUEUE_INFO WHERE MESSAGE_QUEUE_NAME = 'QSYSOPR' AND MESSAGE_TYPE = 'INQUIRY' AND ASSOCIATED_MESSAGE_KEY IS NULL
    interval=5000
    destinations=grafana
    format={"msg_id": "$MESSAGE_ID$", "alerte": "$MESSAGE_TEXT$", "job_bloque": "$FROM_JOB$"}

    Dans data.ini nous retrouvons le même format JSON du blog précédent. En effet Grafana gère mieux les données en JSON notamment pour le tri des différentes sources qui lui sont envoyées.

    Puis voici votre dests.ini

    Cette destination pointe vers une logs Grafana dans laquelle vous pouvez y passer toutes les données que vous voulez pour ensuite les trier grâce au format que vous avez défini dans votre data.ini :

    [grafana]
    type=loki
    url=https://logs-prod-X.grafana.net
    username=15****7
    password=gl******************************************************

    Vous trouverez tous les formats de sources ici https://theprez.github.io/Manzan/#/config/format

    Vous pouvez installer Grafana en local sur une partition linux ou sur un linux externe, mais pour le moment pas sur l’ibmi… Pour notre test nous allons utiliser une version de Grafana en ligne accessible en webservice .

    Dans Grafana :

    Comment récupérer votre username et password dans Grafana ?

    Premièrement pour l’username

    Vous devez, une fois votre compte Grafana créé, vous dirigez vers la section Connection puis Data sources :

    Puis vous atterrirez sur cette page :

    (les rectangles noirs seront votre nom dans Grafana)

    Une fois sur la page des logs (via loki qui est le service de log de Grafana) vous descendrez un petit peu pour trouver ces 2 sections :

    Ce qui va nous intéresser ici est l’URL de la Connexion que vous mettrez dans votre dests.ini dans le champ url=
    Mais aussi le User qui est l’identifiant de votre logs. Vous le mettrez aussi dans dests.ini dans le champ username=

    Maintenant comment trouver votre password ?

    Vous devez vous rendre sur la page d’acceuil de Grafana en étant connecté à votre compte puis cliquer sur My account en haut à droite

    Vous atterrirez sur cette page :

    2.

    3.

    Suite à ça vous devez copier et garder ce token pour l’utiliser dans le fichier dests.ini

    Puis vous n’aurez qu’à regarder dans votre logs en pensant à surveiller que vous avez bien sélectionné vos logs loki comme montré ci dessous :

    Vous pouvez ensuite créer un Dashboard dans lequel vous surveillerez tout ce que vous voudrez en créant plusieurs sources avec les données que vous enverrez dans Grafana en format JSON

    Exemple :

    Voici la commande en 5250 pour vous envoyer un message INQ et faire vos tests de votre côté :

    SNDMSG MSG('Test Manzan messages INQ') TOUSR(QSYSOPR) MSGTYPE(*INQ)

    à noter !

    Le message restera visible même s’il a réçu une réponse, vous devrez l’enlever manuellement depuis 5250 pour qu’il disparaisse de Manzan et Grafana

    Exemple du rendu dans le dashboard

    Détail de la configuration de la table de messages INQ, quand il y en a 1 et les paramètres du dashboard:

    Conclusion:

    Vous pouvez utiliser Manzan , pour capter les événements souhaités sur partition IBMi, le paramétrage reste assez simple (Seulement 2 fichiers à mettre à jour)

    Grafana est devenu un standard de restitution d’information, il semblait donc naturel de brancher manzan sur cette solution pour avoir un outil fiable et robuste.

    A noter que dans grafana, il exite un assistant IA pour vous aider à configurer votre dasboard.

    Bon tests à tous, n’hésitez pas à nous contacter pour de plus amples informations, ou à contacter https://cfd-innovation.fr/ dont on s’est librement inspiré pour cet article.

    SSO (Single Sign-On) sur IBM i : Gérer les associations avec G-EIM

    Qu’est-ce que le SSO ?

    Le Single Sign-On (SSO) est un mécanisme qui permet à un utilisateur de se connecter une seule fois pour accéder à plusieurs applications. Il simplifie l’authentification sur IBM i.

    Qu’est-ce que l’EIM sur IBM i ?

    L’Enterprise Identity Mapping (EIM) est un mécanisme permettant d’associer différents identifiants provenant de systèmes ou de domaines distincts. Cette association est notamment utilisée pour mettre en place des mécanismes d’authentification simplifiés et centralisés.

    Qu’est-ce que G-EIM ?

    G-EIM est une solution innovante développée par GAIA MINI SYSTEMES pour rendre la gestion des identifiants EIM sur votre IBM i beaucoup plus simple et sécurisée. Grâce à sa centralisation des associations EIM, il fait gagner un temps considérable à vos administrateurs !

    Les avantages de G-EIM sur IBM i

    Grâce à la solution, vous pouvez :

      Visualiser facilement les associations existantes entre profils IBM i

      Créer et modifier les associations entre profils IBM i et identifiant de domaine

      Tester la configuration EIM de votre environnement afin de vérifier son bon fonctionnement

      Charger l’ensemble des associations initiales en une seule commande

    Dans de nombreux environnements IBM i, la création de profils utilisateurs est déjà automatisée via des programmes CL ou des procédures internes.

    G-EIM s’intègre directement à ces processus afin d’automatiser également la création des associations EIM nécessaires au SSO.

    Résultat : moins d’opérations manuelles, une réduction des erreurs et une gestion plus cohérente des identités.

    Grâce à cette intégration par commandes, vous pouvez :

      Intégrer la création des associations EIM dans vos programmes CL existants

      Automatiser l’association des profils dès leur création

      Garantir la cohérence entre les profils IBM i et les identifiants du domaine

      Réduire significativement le temps consacré aux tâches d’administration

    Vos équipes gagnent ainsi en efficacité tout en sécurisant la gestion des identités sur IBM i.

    Dans de nombreuses architectures IBM i, plusieurs partitions coexistent et partagent des profils similaires : production, secours, environnements applicatifs, test ou encore développement.

    G-EIM facilite la réplication des identifiants et des associations EIM entre ces différentes partitions.

    Vous pouvez ainsi garantir une cohérence parfaite des configurations sur l’ensemble de votre infrastructure.

    Grâce aux fonctions d’export / import de G-EIM, vous pouvez :

      Exporter les identifiants et les associations depuis une partition IBM i

      Importer rapidement ces données sur une autre partition

      Répliquer facilement une configuration entre un environnement de production et un environnement de secours

      Simplifier la gestion de plusieurs partitions IBM i

    Cette fonctionnalité permet de sécuriser vos architectures tout en réduisant fortement le temps nécessaire aux opérations de bascule et de maintenance.

    Mettre en place le SSO avec GEIM

    La mise en place du SSO avec G-EIM permet une transition progressive vers une gestion centralisée des identités sur IBM i.

    La solution s’intègre naturellement à l’existant, sans remettre en cause vos applications ou vos processus en place.

    Elle permet également d’améliorer rapidement l’expérience utilisateur grâce à une authentification simplifiée et plus fluide.

    Pour aller plus loin, contactez nos équipes afin de bénéficier d’une démonstration adaptée à votre environnement.

    Quelle version d’IBM i est nécessaire pour utiliser G-EIM ?

    G-EIM est compatible avec toutes les versions d’IBM i à partir de la version V7R3. Il s’intègre nativement aux environnements existants sans nécessiter de modification majeure de l’infrastructure.

    G-EIM permet-il de gérer plusieurs identifiants pour un même utilisateur ?

    Oui. G-EIM permet d’associer plusieurs profils sources à un même identifiant EIM. Cela facilite la gestion des environnements complexes et des correspondances entre utilisateurs et domaines.

    Peut-on utiliser Navigator for i en parallèle de G-EIM pour la gestion EIM ?

    Oui. GEIM peut être utilisé en parallèle de IBM Navigator for i.
    La solution est conçue pour fonctionner sans dépendance et s’intégrer aux outils IBM i déjà en place.

    Peut-on automatiser la création des associations EIM avec GEIM ?

    Oui. G-EIM s’intègre aux programmes CL existants afin d’automatiser la création des associations EIM dès la création des profils utilisateurs.

    Premiers pas vers Manzan

    Aujourd’hui vous verrez comment installer, configurer et superviser les messages INQ de QSYSOPR avec Manzan pour les envoyer par mail.

    Qu’est ce que Manzan ?

    Manzan est un observability stack* (codé en Java) permettant de faciliter la supervisation d’une plateforme IBMi en interceptant des messages systèmes puis en les envoyant sur un serveur qui s’occupe de les rédiriger vers les destinations configurées.

    *C’est un ensemble d’outils qui permettent de comprendre en profondeur ce qui se passe dans un système informatique en collectant, stockant et analysant ses métriques, logs et événements.

    Il permet entre autre de :

    • surveiller les messages système (QSYSOPR, QSYSMSG, QHST)
    • surveiller les jobs (MSGW, CPU, statut, durée…)
    • surveiller les sous‑systèmes
    • surveiller les queue spools
    • surveiller les ressources système (CPU, mémoire, disques)
    • et bien d’autres…
    • déclencher des alertes
    • exécuter des actions automatiques (commandes CL, programmes CL/RPG)
    • exposer les données à Grafana, Prometheus, InfluxDB, etc.

    Installation de Manzan

    1. Créer un répertoire « download » sur IBM i (Pour y mettre votre installeur)
    2. Télécharger la dernière version du manzan-installer-v#.jar
      ou avec la commande ci dessous :
      wget https://github.com/ThePrez/Manzan/releases/download/v0.0.X/manzan-installer-v0.0.X.jar
    3. Si vous ne l’avez pas fait directement, transférer le .jar vers IBM i
    4. Lancez l’installeur avec : java -jar manzan-installer-v0.0.X.jar
    5. Configurez vos fichiers .ini

    (Vous aurez surement besoin de Service commander si vous ne l’avez pas déjà)

    Fichiers de configuration:

    Il en existe 3 :

    • app.ini pour la configuration générale de Manzan (rien à toucher généralement)
    • data.ini pour configurer les sources et les données à traiter
    • dests.ini pour configurer les différentes sorties que Manzan va utiliser


    app.ini

    Vous n’aurez rien besoin de faire particulièrement sur celui ci à part les lignes ci dessous ci ce n’est pas déjà fait :

    Vous indiquez ici la bibliothèque d’installation de Manzan

    [install]
    library=MANZAN


    data.ini

    Ce fichier contiendra toutes les sources que vous voudrez surveiller avec le choix du format

    exemple de surveillance des messages INQ de la message queue QSYSOPR:

    fichier data.ini :

    [watcher_messages_INQ]
    type=sql
    query=SELECT MESSAGE_ID, MESSAGE_TEXT, FROM_JOB FROM QSYS2.MESSAGE_QUEUE_INFO WHERE MESSAGE_QUEUE_NAME = 'QSYSOPR' AND MESSAGE_TYPE = 'INQUIRY' AND ASSOCIATED_MESSAGE_KEY IS NULL
    interval=600000
    destinations=email_example
    format={"msg_id": "$MESSAGE_ID$", "alerte": "$MESSAGE_TEXT$", "job_bloque": "$FROM_JOB$"}

    [watcher_messages_INQ] : un id complètement arbitraire, vous pouvez le renommer comme bon vous semble

    type : le type est sélectionné en fonction de la donnée à analyser. Au dessus par exemple on souhaite faire une requête pour récupérer les bonnes lignes à regarder c’est donc SQL.

    query : requête SQL pour regarder les messages INQUIRY dans QSYSOPR

    interval : l’interval (en ms) qui séparera chaque itération de votre requête (ici toutes les 10 minutes)

    destinations : un lien vers votre fichier dests.ini dans lequel vous configurerez comment envoyer les données sélectionnées vers la/les sources que vous préciserez ici. Gardez aussi en mémoire qu’il peux y avoir plusieurs destinations séparées par des virugles.

    format : Ce format de message sera son « corps ». Ce sera la façon dont vous verrez les données une fois transmises.

       (à noter que toutes vos données doivent être bornées par des $)


    dests.ini

    Ce fichier est composé de nombreuses sections qui définissent des destinations de données. Une destination est en fait un emplacement (comme un service) vers lequel les données peuvent être envoyées. Dans cet exemple j’utilise Ethereal Email qui permet d’avoir une boite mail jetable, utile pour les tests

    fichier dests.ini

    [email_example]
    type=smtp
    format=Nouveau message!! \n\n$MESSAGE_ID$ $MESSAGE_TIMESTAMP$ \n(severity $SEVERITY$): \n message : $MESSAGE_TEXT$ \n job : $FROM_JOB$
    server=smtp.ethereal.email
    port=587
    username=exemple@ethereal.email
    password=pm***********
    mail.smtp.starttls.enable=true
    subject=Nouveau message dans QSYSOPR
    from=exemple@ethereal.email
    to=exemple@ethereal.email

    [email_exemple] : pareil que dans data.ini

    type : même fonctionnement que dans data.ini mais cette fois ce sera la méthode d’envoi de données. Tous les types sont répertoriés ici : Types de destinations

    format : même principe que dans data.ini sauf qu’ici, le format n’est pas à envoyer à destinations mais sera le format final que vous verrez, ce sera le formattage de votre « log » personnalisé (exemple en dessous)

    serveur : explicitement le serveur vers lequel vous voulez envoyer votre message (ici Ethereal Email)

    username : votre adresse mail

    password : un identifiant propre à votre mail, vous est donnée directement à la connexion sur des services comme Ethereal Email, sinon à chercher dans vos paramètres de sécurité sur les domaine comme gmail ou hotmail.

    port : port de sortie (pour envoyer) du service de mail choisi, en général ce sera toujours 587

    mail.smtp.starttls.enable : sert à activer ou non le chiffrage de vos données sur le serveur

    subject : l’objet du mail

    from et to : respectivement l’email de l’envoyeur et du destinataire (peut être le même)

    les paramètres changent en fonction de la destination, ils sont très explicites et bien documentés avec beaucoup d’exemples dans la documentation dans la catégorie des Destinations.


    🚨Faites attention !

    La QSYSOPR envoie beaucoup de messages qui ne sont pas INQUIRY donc pensez bien à faire la requête sur les messages INQ (comme dans les exemples ici). Sinon si vous utilisez votre boite mail, vous serez surement spam, c’est pourquoi dans cet exemple nous utilisons un email jetable en ligne.


    Comment lancer Manzan ?

    Il faut se mettre au bon endroit sur votre IFS, dans le répertoire où vous avez effectué l’installation de manzan en général. Soit vous y naviguez manuellement soit par VSCode vous avez cette option « Open Terminal Here » :

    Ensuite une fois sur votre terminal vous taperez : sc start manzan

    Vous devriez avoir ce message en vert s’afficher au bout de quelques secondes vous indiquant que c’est lancé.

    (Mon Warning est dû au fait que j’ai gardé mon ancien .yaml en .old en tant que backup, vous ne devriez pas avoir ce message)

    Pour être sûr que Manzan est lancé, tapez : sc check manzan
    et vous devriez voir cela :

    Si vous avez des problèmes ou que le serveur vous fait des timeout regardez les .yaml

    le premier se trouve dans ./.sc/services/manzan.yaml

    le 2e se trouve dans /opt/manzan/bin/manzan.yaml

    Pensez à déclarer vos variables d’environnements comme :

    MANZAN_MESSAGING_PREFERENCE=SQL MANZAN_SOCKET_PORT=8888 (prenez un port qui n’est pas déjà pris) export LC_ALL=FR_FR.UTF-8 à mettre dans votre .profile

    Voici nos fichiers d’exemples

    .profile

    export PATH=/QOpenSys/pkgs/bin:$PATH
    export LC_ALL=FR_FR.UTF-8

    ./.sc/services/manzan.yaml

    name: Manzan
    dir: /QOpenSys/etc/manzan
    start_cmd: /opt/manzan/bin/manzan
    check_alive: manzan
    batch_mode: 'true'
    sbmjob_jobname: manzan
    sbmjob_opts: JOBQ(QUSRNOMAX)
    environment_vars:
      - "PATH=/QOpenSys/pkgs/bin:/QOpenSys/usr/bin"
      - "MANZAN_MESSAGING_PREFERENCE=SQL"
      - "MANZAN_SOCKET_PORT=8096"
      - "MANZAN_DEBUG_LEVEL=1"

    Exemples de résultats dans les mails :

    Commande pour tester avec un envoie de message INQUIRY dans QSYSOPR via 5250 :

    SNDPGMMSG MSG('Test message Manzan') TOMSGQ(QSYSOPR) MSGTYPE(*INQ)

    , , , , , , , Utilisation de l’API CEE4RAGE (Register Activation Group Exit Procedure)

    Sur IBM i, les groups d’activation sont au cœur de l’architecture ILE. Ils permettent de mutualiser efficacement les ressources tout en offrant un cadre d’exécution structuré et performant.

    Dans la majorité des cas, le mécanisme de nettoyage automatique fourni par le système suffit largement. Mais dès que l’on travaille avec des service programs persistants, des ressources externes ou des APIs dont le cycle de vie dépasse un simple appel de programme, il devient nécessaire de reprendre la main.

    C’est précisément là qu’intervient l’API CEE4RAGE.

    CEE4RAGE signifie Register Activation Group Exit Procedure.

    Son rôle est très simple mais fondamental : elle permet d’enregistrer une procédure qui sera appelée automatiquement lorsque l’activation group est détruit. Cette procédure est exécutée après les exit procedures des langages de haut niveau, mais avant le nettoyage final effectué par le système. On peut la voir comme un équivalent conceptuel d’un destructeur dans les langages orientés objet.

    En effet, certains « nettoyages » ne peuvent pas, ou ne doivent pas, être laissés au seul mécanisme système. Certains composants nécessitent une fermeture explicite : mémoire allouée dynamiquement, connexions réseau persistantes, APIs externes, sockets, workers auxiliaires ou encore structures partagées. CEE4RAGE garantit que votre code de nettoyage sera exécuté quelle que soit la manière dont l’activation group se termine : retour normal, reclaim, exception ou même ENDJOB.

    Le besoin dépend clairement du code ILE produit.

    Usage

    Un cas d’usage très courant concerne les service programs persistants. Lorsqu’un service program est chargé dans un activation group nommé ou avec *ACTGRP(CALLER), il peut rester actif longtemps, parfois pendant toute la durée de vie d’un job interactif. Dans ce contexte, il est essentiel de disposer d’un point fiable pour libérer proprement les ressources lorsque l’activation group disparaît enfin. CEE4RAGE fournit exactement ce point d’ancrage.

    Une approche éprouvée consiste à mettre en place un pattern « constructeur / destructeur ». L’idée est simple : initialiser les ressources lors du premier appel effectif au service program, puis enregistrer une exit procedure via CEE4RAGE pour garantir le nettoyage automatique à la fin de l’activation group.

    Exemple

    Voyons maintenant un exemple concret en RPGLE free format, typique d’un service program.

    Le service program est défini sans programme principal, hors DFTACTGRP, et dans un activation group persistant :

    **free
    ctl-opt nomain
            dftactgrp(*no)
            actgrp('MYACTGRP');

    On commence par définir quelques variables globales servant à contrôler l’état d’initialisation et à représenter une ressource persistante :

    dcl-s Initialized     ind inz(*off);
    dcl-s ResourceHandle  int(10);

    Ensuite, on déclare le prototype de l’API CEE4RAGE :

    dcl-pr CEE4RAGE extproc('CEE4RAGE');
       procedure pointer(*proc) const;
       feedback  char(12) options(*omit);
    end-pr;

    Le cœur du pattern repose sur une procédure d’initialisation, appelée systématiquement par les procédures métier exportées, mais dont le contenu réel ne s’exécute qu’une seule fois :

    dcl-proc InzSrvPgm;
    
       if Initialized;
          return;
       endif;
    
       // Initialisation des ressources (exemple simulé)
       ResourceHandle = 12345;
    
       // Enregistrement de l'activation group exit procedure
       CEE4RAGE(%paddr(EndSrvPgm): *omit);
    
       Initialized = *on;
    
    end-proc;

    Cette procédure effectue trois choses essentielles :

    1. elle initialise les ressources
    2. enregistre l’exit procedure
    3. mémorise le fait que l’initialisation est désormais réalisée

    La procédure de terminaison, elle, sera appelée automatiquement par le système lorsque l’activation group prendra fin. Elle doit impérativement être exportée et respecter la signature attendue par l’ILE :

    dcl-proc EndSrvPgm export;
    
       dcl-pi *n;
          agMark    uns(10) const;
          reason    uns(10) const;
          result    uns(10) ;
          userRC    uns(10) ;
       end-pi;
    
       if Initialized;
          // Nettoyage explicite des ressources
          // fermeture de fichiers
          // libération mémoire
          // arrêt d’APIs persistantes
          ResourceHandle = 0;
          Initialized = *off;
       endif;
    
    end-proc;

    Enfin, toutes les procédures métier exportées commencent par appeler la procédure d’initialisation. Cela garantit que l’environnement est prêt avant toute logique fonctionnelle :

    dcl-proc DoSomething export;
    
       dcl-pi *n;
          value int(10);
       end-pi;
    
       InzSrvPgm();
    
       return ;
    
    end-proc;

    Paramètres de la procédure d’exit

    Une procédure d’exit d’activation group repose sur une interface composée de quatre paramètres standards, transmis automatiquement par le runtime lors de la terminaison de l’activation group :

    • agMark, correspond au marqueur interne de l’activation group. Il s’agit d’un identifiant numérique unique dans le job, principalement utile à des fins diagnostiques ou pour des scénarios avancés impliquant plusieurs activation groups simultanés. Dans la majorité des cas, ce paramètre est simplement ignoré, mais il permet théoriquement de corréler une terminaison précise à un contexte donné.
    • reason, indique la raison de la fin de l’activation group : retour normal, reclaim, fin de job, exception non interceptée, etc. Ce code est particulièrement précieux pour adapter le comportement du cleanup, par exemple en évitant certaines opérations coûteuses lors d’une fin brutale.
    • result et userRC, sont des champs en entrée/sortie permettant respectivement au système et au programme de communiquer un code de résultat et une information spécifique utilisateur. En pratique, ils sont rarement exploités, mais ils offrent un mécanisme de retour standardisé permettant à une exit procedure de signaler son état ou d’influencer légèrement le déroulement du traitement global. L’ensemble de ces paramètres est optionnel côté RPG, ce qui explique l’usage fréquent de options(*nopass) ; toutefois, leur présence formalise le contrat entre le runtime ILE et la procédure d’exit, et rappelle que cette dernière s’exécute dans un contexte très particulier, où la logique doit être minimale, robuste et parfaitement maîtrisée.

    Multiples procédures

    Dans certains cas plus avancés, il peut être tout à fait légitime d’enregistrer plusieurs procédures d’exit pour un même activation group.

    CEE4RAGE ne limite ni le nombre de procédures enregistrées, ni leur nature : chaque appel ajoute une entrée dans la pile des exit procedures, qui seront exécutées dans l’ordre inverse de leur enregistrement lors de la fin de l’activation group.

    Cette capacité est particulièrement utile lorsque plusieurs composants indépendants partagent le même activation group : chaque service program peut alors enregistrer sa propre procédure de nettoyage, sans dépendre d’un point centralisé.

    Il est cependant essentiel de concevoir ces exit procedures comme autonomes, simples et robustes, car une défaillance dans l’une d’elles empêche l’exécution des suivantes. Dans ce contexte, l’ordre d’enregistrement devient un véritable élément d’architecture : on veillera par exemple à enregistrer en dernier les procédures critiques, ou à utiliser une procédure « chef d’orchestre » qui appelle explicitement plusieurs routines de cleanup internes.

    L’utilisation de procédures d’exit multiples est donc un mécanisme puissant, mais qui impose une discipline stricte : absence d’effets de bord, opérations idempotentes, et compréhension claire du cycle de vie global de l’activation group.

    Conclusion

    Ce pattern est robuste, simple et parfaitement aligné avec les mécanismes de l’ILE.

    Il fonctionne aussi bien en batch qu’en interactif, résiste aux fins de job brutales et assure un comportement prévisible dans les architectures persistantes. Il est particulièrement adapté aux environnements modernisés où des composants RPG sont exposés comme briques partagées, parfois appelées par des couches Java, C ou web.

    Il convient toutefois de garder quelques points en tête. CEE4RAGE n’est jamais appelée tant que l’activation group reste actif ; si celui-ci est volontairement maintenu pendant toute la durée du job, le nettoyage n’aura lieu qu’à la toute fin. De plus, si une exit procedure échoue, les suivantes ne seront pas exécutées. Il est donc essentiel d’y écrire un code simple, robuste et sans dépendances fragiles.

    En conclusion, CEE4RAGE est une API discrète mais fondamentale. Elle ne sert pas à gérer des erreurs ni à intercepter des messages système ; elle sert à maîtriser la fin de vie d’un activation group.

    Dès que l’on conçoit des service programs persistants et que l’on vise une architecture propre et professionnelle sur IBM i, CEE4RAGE devrait faire partie des outils de base de tout concepteur ILE.

    Nous continuerons dans les prochains articles avec les APIs liées à l’ILE : https://www.ibm.com/docs/en/i/7.6.0?topic=ssw_ibm_i_76/apis/ile2a1TOC.html

    Références :

    Register Activation Group Exit Procedure (CEE4RAGE) API